Voir appendice B
2. Musées de Hollande. Tome II, Musée de Rotterdam, page 179.
L’ART HOLLANDAIS
Pour le second de ces deux portraits, il ne saurait y avoir d’incertitude. Le tableau est signé en grosses lettres A.-V. TEMPEL F.-, mais si le premier est bien (ainsi qu’on l’affirme), de Govert Flinck, quelle curieuse coïncidence, et comme on voit qu’il serait utile et intéressant d’éclaircir, à l’aide de documents irréfutables, l’obscurité qui enveloppe les premières productions et les œuvres initiales de ces deux peintres de talent.
Si le séjour de Flinck à Leeuwarden n’a point laissé de traces facilement saisissables, son séjour chez Rembrandt ne nous est pas beaucoup mieux connu.
L’atelier de ce maître, illustre entre tous, a eu cette insigne bonne fortune de posséder, parmi les élèves, qui sont venus- là chercher une éducation robuste, un garçon d’esprit qui s’est mêlé d’écrire sur son art. Samuel van Hoogstraten nous a laissé un livre % curieux travail d’esthétique plutôt que d’histoire, qui non seulement jette un jour saisissant sur l’enseignement sérieux et solide, théorique et pratique, que recevaient alors les jeunes peintres, mais encore renferme quelques notes biographiques du plus haut intérêt.
Malheureusement Hoogstraten entra dans l’atelier de Rembrandt aux environs de 1640, c’est-à-dire à l’époque où Flinck, ayant lui-même quitté son maître, volait de ses propres ailes, et était devenu déjà un peintre en réputation. Aussi, dans Ylnleyding tôt de hooge schoole, n’est-il qu’une seule fois question de notre artiste, et son nom, enchâssé entre ceux d’autres peintres, est simplement cité sans qu’on nous fournisse sur lui aucun détail1 2.
Pour cette seconde période de la vie de Flinck, nous
1. Inleyding tôt de hooge schoole der schilderkonst. Rotterdam, chez François Houbraken, 1678.