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L'ARCHITECTUIÎE FUNÉRAIRE. 185
étaieut ordinairement fermées avec des tuiles '. A Falléri -, à Véies ■' et à Biéda ' on voit des niches creusées de la même manière dans l'épaisseur d'une falaise, mais qui sont ])eaucoup plus grandes que les précédentes et dans lesquelles il y a place pour un cadavre étendu. Les unes sont rectangulaires et plus larges que hautes ; d'antres sont semi-circulaires, d'autres coniques. Toutes sont vides aujourd'hui et aucun objet ne permet d'eu déterminer l'époque. Elles étaieut primitivement fermées par des dalles qui bouchaient complètement l'ouverture et dont il reste parfois quelque débris.
Nous arrivons maintenant au type de la véritable tombe étrus(iue, au type de la caméra ou du caveau, dont les dispositions plus ou moins savantes dénotent des intentions architecturales. Ce genre de .sépultures ne se rencontre que par exception dans l'Etrurie circumpadane, peut-être parce que la nature du terrain ne s'y prêtait pas, peutêtre aussi parce que les Etrusques du bassin du Pô n'ont pas été en relations directes avec les populations orientales qui pratiquaient , comme une tradition séculaire, la sépulture à caveau, et qui très i)robablement en ont donné l'idée aux Etrusques du sud. Le fait est qu'à partir dii moment où l'influence orientale devient toute-puissante dans l'Italie centrale nous voyons la tombe à caveau se populariser eu Toscane. On la rencontre partout dans cette l'égion et l'usage s'en perpétue jusqu'à la fiu de la civilisation étrusque. 11 y a des caveaux de tous les âges depuis le sixième jusqu'au deuxième siècle. Quelquesluis sont construits en maçonnerie, soit en ai)pareil polygonal, soit eu appareil régulier, avec voûtes tantôt à encorbellement, tantôt à voussoirs. Mais les plus nondjreux sont taillés à vif dans l'épaisseur des collines qui avoisinaient les villes ou qui les portaient à leur sommet. On y accède tantôt par un long couloir en pente, tantôt i)ar un escalier, tantôt par un puits plus ou moins profond, sur les parois duquel
1. Ces niches peuvent être considérées comme la plus ancienne forme de ce que les Romains ont appelé plus tard les i-olnmbarM. Il y a même à ToscaneUa (Dennis, I, p. 4S-1) un columl/arùim parfaitement caractérisé. Malheureusement il n'est pas certain qu'il remonte à l'époque étrusque, et
comme il est ^ide de tout son mobilier funéraire, il est impossible d'en déterminer la date et l'origine.