‹ L'art étrusqueChapitre 132 sur 357 · Plutarqnc, Pomjx'r, & I.i fin · texte numérisé non relu

Plutarqnc, Pomjx'r, & I.i fin

i. //;../. ,ie rori, n. p.joj.

.'>. C'est une disposition dont nou» avonii «KjA sipn.il* lin exemple à Vulci. Hennis, I. p. '.'17. C: Voir p. K>!>, fip. 12«.

large piédestal circulaire qui Je loin ressemble à une tourelle. La forme de ces deux tombeaux dérive plus ou moins directement de celle du tumulus. Ce sont, pour ainsi dire, des tuinuli en roc massif.

Cela nous conduit à rappeler une pratique familière aux Etrusques, que nous avons eu loccasiou de signaler au début de cette étude sur l'architecture, je veux dire le façonnage des roches sur place. Toutes les fois que la nature du sol s'y prête, les Etrusques indiquent remplacement des sépultures en ciselant, aux flancs des collines où elles étaient creusées, les affleurements ou les saillies du rocher.

A Biéda ', par exemple, ils ont taillé des terrasses oii s'ouvrent de distance en distance les portes des tombes : des escaliers permettent de passer d'une terrasse à l'autre. A certains endroits de la nécropole, des blocs de rochers qui se dressaient isolément ont été façonnés en forme de maisons avec toits à pignon et à rampes douces, pareils à ceux dont nous avons vu la reproduction au plafond de quelques tombes de Cervétri, c'est-à-dire formés d'une maîtresse poutre longitudinale servant d'arête et de soutien à des chevrons. De chaque côté de la porte est ménagée une petite fenêtre. Nous retrouvons là l'expression bien claire du sentiment, déjà plusieurs fois signalé par nous, qui assimile la demeure des morts à la demeure des vivants.

A Castel d'Asso la roche, dont le relief se prolonge en falaise sur une assez grande étendue, a été divisée en une série continue de façades, dont les plus petites ont 3 mètres et les plus grandes environ 10 mètres de hauteur. Chacune d'elles à la forme d'un carré bien limité à droite et à gauche par une large rainure et au-dessus par une corniche en retrait, du type de celles que nous avons décrites dans le chapitre des moulures. La plupart sont contiguës comme le seraient des maisons dans une rue. Quelquefois entre deux voisines s'ouvre un étroit escalier taillé dans le roc, qui permet de monter sur la plateforme du rocher ■. Le milieu de chaque façade est décoré d'un encadrement qui simule une porte, mais la vraie entrée se trouve dans le rocher derrière la façade et conduit dans une sorte de vestibule d'oii

Page 1