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2. Primitivement les façades paraissent avoir été surmontées de pyramides en maçonnerie.

ART ÉTRCSQCE. 27

LAKT ETr.USQUE.

lou desceiul, par un passage à degrés, dans la chambre funéraire creusée à 10 et 15 mètres sous terre. L'aspect général de ces tombes de Castel d'Asso ressemble à celui d'uue rue bordée de maisonnettes il toits plats et à terrasses , comme ou en voit encore beaucoup dans les pays inéridionaux '.

A Sovana nous retrouvons la même technique qu'à Biéda et à Castel d'Asso, mais les formes sont plus variées ". Ce sont d'abord des façades carrées, comme }\ Castel d'Asso, séparées entre elles par des

escaliers et un en-

f^,r ^^^- - . -^ ',. ^r^''^^'^ cadrement, pre-

sentant une porte simulée et une corniche. Mais cette corniche , au lieu d'être en retrait, est en surplomb, à la façon des corniches égyptiennes et phéniciennes; le tore qui la souligne est luimême souligné par une rangée de denticules. Devant la façade est une sorte de niche avec une banquette au fond, ]ieut-être pour jjlacer un cippe ou (luelque animal symbolique, lion ou sphin.x. Cette niche tient lieu du vestibule que nous avons remarqué dans les tombes de Castel d'Asso. On pénètre dans l'unique chambre sépulcrale i>ar un long couloir en pente, quelquefois par un puits vertical (hint l'orifice est h fleur de sol (le\ant la façade. Un peu plus loin, toujours dans la même nécropole, sont des façades en forme de portes nioiinnifiitales à montants oblicpies, qui ont une lointaine analogie

Fig. 160. — Arcades taïu.is laii- ie rix- i\ l'aiiéri. Couiiin. Efriiriti mari/imn, I, pî. XVI.

1. i..-7,..;r .t orioli, .1 »nn/i, IS33, p. r--ô.i. .!/<- | ■.'. Aloilcy. Biillfltiio. ISIS, p. lui. et -iiiv. .1,,. niimrnli, I, pi. LX. Caninn. Klruria mariltma. 11. naît, 1x48, p. "'H et Sliiv. MimiimfHli, III, pi. I,Vpi. XrV-XCVIII. Dcnniï, I, p. 179. I lAII. DcnnU, II, p. « et Biiiv.

L'ARC HITECTUKE FUNERAIRE.

avec les portes des pylônes égyptiens. Elles sont souvent surmontées d'un cippe en queue d'aronde. Puis viennent des tombes en forme de maison avec une façade à antes, un pignon triangulaire, une corniclie et sous la corniche des têtes de chevrons simulées, le tout taillé dans le roc. Une de ces maisons a son entrée flanquée de deux pilastres. Une autre, au lieu d'un toit en pignon, présente un dos arrondi avec des nervures parallèles qui ra})pellent le clayonnage en berceau des huttes primitives couvertes de peaux ou de chaume, clayonnage dont les urnes-calianes de Coruéto C(»nservent aussi le souvenir.

Toujours à Sovana, nous trouvons des façades en forme de temple. L'une présente, au lieu d'une porte à moulures, une sorte de guérite cintrée précédée de deux marches. Au-dessus règne une frise en saillie composée de petits triglyphes sans cannelures et de métopes avec une patère au milieu. Le tout est couronné d'un fronton aujourd'hui très irrégulier, mais primitivement triangulaire, dont le tympan montre eu bas-relief l'image d'une Néréide à double queue de poisson entre deux génies ailés '.

L'autre est un portique à fronton reposant sur quatre colonnes. Une seule coloime d'angle reste debout; derrière cette colonne on voit Les restes d'une ante à pilastre. La colonne et le pilastre sont tous deux cannelés et surmontés de chapiteaux avec une décoration de feuillage qui rappelle celle des chapiteaux corinthiens et au milieu de laiiuelle se détachent des têtes en relief. Il est visible que toute cette façade était autrefois garnie de stuc et peinte. Il est difficile de dire aujourd'hui si le fronton avait des sculptures. Les quatre colonnes n'étaient pas placées à intervalles égaux, mais le passage entre les deux colonnes du mi-

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