AnmiU, 1884, p. 136, note
dérables qui ont mis au jour une grande partie de l'antique nécropole et dont quelques-unes ont été poussées jusqu'à la limite du terrain jadis occupé par les habitations. Ce qu'étaient les enceintes primitives de l'Etrurie, on peut le conjecturer d'après les restes de la circonvallation découverte sur l'emplacement du castellum étrusque de Marzabotto '. Un remblai de terre mêlée de galets, tel était le rempart. Ce remblai était probablement garni de palissades et défendu extérieurement par un fossé. C'est le système qu'employaient, pour protéger leurs villages, les habitants des terramares et que l'on a observé en maint endroit, notamment à Gorzano" et à Caslione '. Les Etrusques l'avaieut-ils emprunté aux Italiotes, ou bien le tenaient-ils comme eux d'une tradition commune aux deux peuplades et antérieure à leur migration en Italie? Il est difficile de le dire.
Si les premières enceintes fortifiées élevées autour de leurs villes par les Etrusques ressemblaient tant à celles des Italiotes, on est conduit à se demander si, comme celles-ci, elles n'étaient pas tracées suivant certaines règles d'orientation. Étant donné limportauce que les Etrusques ont de tout temps attachée aux pratiques de ce genre, il n'est pas téméraire de les assimiler sur ce point aux Italiotes. Or les relevés faits sur l'emplacement d'un grand nombre de terramares ont prouvé que la disposition générale des villages qui les occupaient n'était pas complètement abandonnée au hasard. La plupart d'entre eux étaient des rectangles plus ou moins réguliers, mais toujours orientés suivant deux grandes lignes qui se coupaient i\ angles droits et qui répondentàce qu'onaappelé plus tard le canloet ladecumaniis^ La détermination de ces lignes n'était pas rigoureusement exacte et n'était pas, comme le croit Nissen '',1e résultat d'un système raisonné, fondé sur des observations astronomiques précises : car il est rare que les quatre côtés de l'enceinte rectangulaire correspondent parfaitement aux quatre points cardinaux. Il est probable que le tracé se faisait d'une manière tout empirique d'après les points, variables suivant les locali-
l.Hclbig, JldlUcr In der J'ocbciie, p. 45. '.'. Copiii, Miiunijrnjiii titlla lerramara di Gor- -iii«, II, p. n, 1-.', pi. XXXV.