‹ L'art étrusqueChapitre 143 sur 357 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

L^\RGH1TECTURE MILITAIRE ET LES TRAVAUX PURLIGS.

§ 1. — LES FORTIFICATIOXf? PKIMITIVES.

Quand les Etrusques sont venus s'emparer de l'Italie centrale, ils ont trouvé sur leur chemin des populations établies avant eux dans la Péninsule, qu'ils ont dû soumettre ou refouler. Maîtres du sol par les armes, leur premier souci dut être de s'y fortifier soit contre l'arrivée éventuelle de nouveaux envahisseurs, soit contre les retours offensifs des peuples qu'ils avaient vaincus. Le fait est que toutes leurs cités étaient des forteresses, construites sur des hauteurs escarpées, d'un accès souvent difficile, et entourées d'une enceinte massive capable de résister aux plus furieux assauts. Beaucoup de ces enceintes ont laissé quelques restes et l'on peut y retrouver les principes de l'architecture militaire en Etrurie.

A l'origine cette architecture semble avoir été des plus simples. Dans l'Étrurie circumpadane, où l'influence civilisatrice de l'Orient n'a pas directement pénétré, où celle de la Grèce n'a pénétré qu'assez tard , où par conséquent les traditions anciennes de l'industrie étrusque se sont le plus longtemps maintenues , M. Helbig remarque avec justesse qu'il n'y a point de fortifications en pierres '. La ville la plus importante de la région, la citadelle de l'Etrurie au nord de l'Apennin, Felsina (Bologne), n'en avait point : si elle en avait eu, on en aurait retrouvé au moins quelques traces en faisant ces fouilles consi-

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