Nvlhir, 1882, p
encore à Volterra. Il est donc permis de j^enser que nous avons là sous les yeux un coin de renceinte de Volaterm; et que cette enceinte était garnie de créneaux.
L'épaisseur du mur n'était pas uniforme. A Buseïlœ et à Fcesidœ , elle ne semble pas avoir atteint 3 mètres. A Volaterrœ, où le mur se compose de deux parois parallèles reliées par un blocage compact de petits matériaux , elle est de près de 5 mètres ; au Palatin ' elle est de :3",50. En général on admet l'épaisseur de '2 mètres comme un minimum. C'est celle qui répond à peu près aux exigences indiquées par Vitruve ', exigences qui résultent d'une longue pratique et des nécessités même de la défense :
il faut en effet que sur la plate-forme de l'enceinte deux hommes armés, au moins, aient la place de se croiser sans encombre. J'hésite à croire pourtant que l'épaisseur des murs ait toujours été déterminée par des considérations de ce genre. Les règles de Vitruve s'appliquent à des fortifications construites sur un plan horizontal, aussi hautes du côté de la ville que du côté de l'ennemi et qui ne peuvent avoir d'autre chemin de ronde que la crête du mur. Or tel n'est pas le cas des fortifications étrusques qui nous occupent. Celles-ci ne sont pas établies sur un sol plan, mais à mi-côte, en travers d'une pente assez rapide dont elles interrompent brus(iuement la continuité. Il en résulte qu'elles
Fitj. 17.S. — Fragment de bas-relief sur mie lorue de VolteiTa. Slicaii, ludia at-niiti il domirtio, atlas, pi. XXX.