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environ les unes des autres, sans que pourtant les intervalles soient constamment égaux. Elles sont carrées, larges de 5 mètres, avec une saillie de 3 mètres en avant de la courtine. Du côté de la place, elles ne dépassent pas le front du mur, lequel a un peu plus de i' mètres d'épaisseur'.
Ces fortilications sont les seules en Étrurie qu'on puisse essayer de dater d'une manière approximative. Ou sait que deux villes portèrent le nom de Fahrii. La première, située sur une position inexpugnable, au sommet d'une hauteur d'accès difficile (aujourd'hui Civits\ Castellana', était, avec Veii, une des principales citadelles de l'Etrurie; elle tint Camille en échec" et fut plusieurs fois en guerre avec les Romains''; enfin elle fut assiégée et prise une dernière fois en 241 avant J.-C.. ii la lin de la première guerre punique. Pour en finir avec une résistance toujours renaissante, les vainqueurs la détruisirent de fond en comble, forçant les habitants à éniigrer et à transporter leurs demeures sur un terrain moins facile à défendre'. Ce fut l'origine de la seconde Fahrii, de celle dont nous nous occui)ons ici. Elle s'étend en efl'et dans une ])laine et n'a d'autre défense naturelle que la petite vallée du Jfiixiuo, qui la borde au sud. L'enceinte que nous avons décrite est donc du t roisième siècle avant notre ère et représente ]iour nous l'architecture militaire des Etrusques sous sa forme la plus récente, sans doute modifiée d'après les règles de la poliorcétique hellénique.
L'enceinte, avec ou sans tours, constitue-t-elle î\elle seule la fortification d'une ville étrusque, ou bien est-elle soutenue par des ouvrages annexes? La question est difficile à résoudre, étant donné l'état actuel des ruines. Nous ne pouvons que constater certains détails isolés, dont il est malheureusement impo.ssible de tirer des conclusions générales sur les pratiques habituelles du génie militaire en Etrurie.
A Rusellœ'', Dennis signale des débris de murs A l'intérieur de l'enceinte et se demande si par hasard il n'y aurait pas eu une seconde ligne de murailles. Mais ces débris sont si insignifiants qu'on ne peut |irésenter