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cette conjecture qu'avec les plus grandes réserves. Il en est de même d'une autre hypothèse, celle de l'existence, en certains endroits, d'une citadelle intérieure, sorte d'acropole ou de capitole, dernier refuge des assiégés eu cas de surprise ou d'assaut. A Rusellœ' , les relevés de Micali et de Dennis mentionnent dans la partie occidentale de la ville un mamelon au pied duquel se voient des restes de murailles qui ont suggéré l'idée d'une citadelle. Les plans de Fœsulœ- et de Cosa^ indiquent aussi la place pi'obable d'une acropole intérieure. Mais, je le l'épète, ce'ne sont là que des hypothèses dont il est difficile aujourd'hui de vérifier l'exactitude, les restes de constructions qu'on prétend avoir vus il y a un demi-siècle ayant complètement disparu depuis.
Nous ne sommes pas moins embarrassé pour dire si l'enceinte était appuyée par des ouvrages extérieurs. Ici encore il faut s'en tenir à des renseignements plus ou moins vagues. A Volterra, le plan de Micali, reproduit par Dennis", marque une ligne de ruines assez étendue au sud de la ville et en contre-bas du plateau. Mais rien ne prouve que ces ruines aient appartenu à une ligne de murailles défensives. A Musarna, où Canina' et, après lui, Dennis" ont reconnu les restes d'une cité étrusque, on retrouve les traces moins douteuses d'une ligne de défense établie en dehors de l'enceinte. La ville étant située à l'extrémité d'une sorte de promontoire, à l'intersection de plusieurs vallées, on a clierché à l'isoler du plateau auquel ce promontoire se rattache. Pour cela ou a creusé en travers du plateau, d'une vallée à l'autre, un énorme fossé taillé dans le roc vif et qui barre complètement la route. On ne pouvait le franchir qu'à ses deux extrémités, sur une chaussée ménagée dans le roc et formant comme un pont naturel d'un bord à l'autre. Chacun de ces ponts était fermé par une grosse tour carrée aujourd'hui en ruine. Aucune trace d'enceinte ne se voit le long de ce fossé, ce qui fait supposer que la véritable enceinte de la ville était plus loin en arrière et que nous n'avons affaire ici qu'à un ouvrage extérieur. Ces travaux étaient la conséquence nécessaire des princi-