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6. Denni», I, p. 101. On %"oit .lUf-i an Palatin lc« restes d'une porte dont l'orientation n'e."t pa« conforme au précepte do Vitruve. (Annnli, 1884, p. '201.)
L'ARCIIITECTUKE MILITAIPxE ET LES TTiAVAUX PUBLICS. 239
voyons s'en départir. Le fait est d'autant plus étrange que si quelque part cette précaution parait avoir été nécessaire, c'est dans les forteresses de date récente, qui n'étaient pas situées sur des hauteurs abruptes défendues par leur escarpement. Peut-être considérait-on les saillies des tours, inhérentes au système plus récent, comme une garantie suffisante contre les entreprises hardies de l'assaillant.
C'est à Volterra que se trouve la porte la mieux conservée {porta delV Arco). Elle se compose d'un premier portail voûté en plein cintre, s'ouvrant sur le front du mur extérieur. Ce premier portail donne accès à un passage étroit non voûté, qui aboutit à un second portail voûté, semblable au premier et s'ouvrant sur le front intérieur de l'enceinte (fig. 175). L'ensemble devait avoir l'aspect d'une tour carrée. Lnmédiatement derrière le portail extérieur, de cliaque côté du couloir, une coulisse verticale ménagée dans la paroi indique la place d'une herse, destinée A être abaissée dans le cas où im parti ennemi aurait par surprise ou par force franchi ou enfoncé la première porte. On l'isolait ainsi du dehors, et en le bloquant dans le passage entre les deux portes, passage ouvert à sa partie supérieure et communi(|uant probalilement avec la plate-forme du mur, on pouvait l'écraser d'en haut sans qu'il pût même songer à se défendre '. La herse, que Tite-Live et Végèce signalent comme une invention très ancienne ", paraît donc avoir été en usage dans les forteresses étrusques : on en retrouve aussi la trace à l'une des portes de Cnsa ■'.
La construction de Xà porta deWArco a donné lieu à de nombreuses discussions. Micali ' n'attribue aux Etrusques que les assises inférieures des montants et les trois têtes qui décorent l'archivolte. La porte, telle que nous la voyons aujourd'hui, serait le résultat d'une restauration postérieure au siège de la ville par Sylla. Un architecte romain, Ruspi, va plus loin encore et déclare y reconnaître un ouvrage de l'époque impériale'. Canina au contraire la range parmi les monuments les plus anciens de l'architecture étrusque ''. Il est certain qu'elle a été