‹ L'art étrusqueChapitre 157 sur 357 · S 4. — LE!> POETES FORTIFIÉES · texte numérisé non relu

S 4. — LE!> POETES FORTIFIÉES

Une ville étrusque devait avoir au moins trois portes '. Plusieurs des enceintes dont les ruines ont été conservées, ne paraissent pas en avoir eu davantage ' ; mais en général on ne se tenait pas à ce minimum : car Eusellœ avait peut-être huit portes, à coup sûr six ^ ; Veii et Vvlaterrœ semblent même en avoir eu davantage.

L'orientation des portes n'est pas chose indifférente dans une forteresse. De tout temps le génie militaire s'est préoccupé d'accumuler les obstacles et de multiplier les difficultés aux abords des issues d'ime citadelle. Vitruve recommande qu'on dispose les portes de telle sorte que l'assiégeant soit obligé, pour les atteindre, de cheminer le long du mur en se découvrant, c'est-à-dire eu présentant aux traits de l'assiégé le côté droit non protégé par le bouclier '. Plusieurs portes étrusques ont une disposition oblique qui répond tout à fait aux exigences formulées plus tard par Vitruve. Telles sont les deux portes de Volterra dites porta delV Arco Qi porta di Diana. En revanche, les trois portes de Cosa s'ouvrent normalement au mur " efe peuvent être abordées de front sans qu'on risque d'être pris en écharpe. Il eu est de même î\ Falerii Xm-i où l'on voit une porte dont le seul appui est une tour j\ gauche, laquelle ne iieut battre que le flanc gauche de l'assaillant, le flanc précisément couvert par le boucher ". Si les Etrusques, instruits par l'expérience, ont donc entrevu les avantages de la règle que nous trouvons si nettement posée par Vitruve, ils ne l'ont pas appliquée d'une manière constante. Il semble même qu'ils l'aient abandonnée avec le temps, puisque c'est dans les fortifications les plus récentes de Cosa et de Falerii que nous les

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