I. ilnnumtnli, I, pi. XLIII : XI. pi. LVII
3. Par exemple dans la tombe do Vulci qui a iU diciitcpar M. Xoëldca Vcrgcr<, III.pl. XXIII.
L'ARCHITECTUnE MILITAIRE ET LES TRAVAUX PUBLICS. 241
difficile de dire au juste à quelles intentions répondent ces masques. Est-ce une application à l'architecture de certains procédés de décoration fort usités dans la céramique étrusque? Est-ce le symbole de certaines cérémonies communes à beaucoup de peuples primitifs et qui consistaient à consacrer les nouvelles constructions par le sacrifice d'une victime humaine sur l'emplacement futur des fondations '? Estce un souvenir de l'usage barbare de couper les têtes des vaincus et de les exposer comme trophées, usage très répandu encore aujourd'hui parmi les populations asiatiques et dont Hérodote signale l'existence chez les Taures "? Cette dernière explication me paraît la plus probable, surtout si l'on songe que les portes garnies de têtes étaient le plus souvent des portes de forteresses : le trophée y est à sa place comme une leçon pour l'assiégeant et conmie une liravade.
On voit à Volterra ^ les ruines d'une autre porte désignée sous le nom àe.porta di Diana et construite sur le même plan. Mais le portail extérieur seul paraît avoir été surmonté d'une arcade : le portail intérieur n'avait qu'im linteau de l)ois, dont l'insertion est marquée par un trou carré ménagé dans les montants à droite et à gauche, à 5 mètres environ au-dessus du seuil. Il est fort probable qu'à l'origine le portail extérieur ressemblait au portail intérieur et que plus tard son linteau de bois, brisé ou détruit, avait été remplacé par une arcade. Par analogie, il est permis de conjecturer qu'avant d'être cintrée la porta dell' Arco avait aussi des linteaux de bois et (]ue si le type de la porte monumentale à voussoirs est bien réellement étrusque, comme nous l'avons montré tout à l'heure, ce type n'est pourtant pas le plus ancien et s'est substitué à la forme primitive de la porte à linteau horizontal. Il est oiseux de vouloir chercher à déterminer à quelle époque s'est faite la substitution. Toujours est-il que cette substitution n'a pas eu lieu partout. A Cosa, dont les fortiiîcatious flanquées de tours répondent à une date plus récente que celles de Volterra, et dont la construc-
1. De Ceuleneer, lieme de l'instruction publique enBelr/ique, t. XX VIII, quatrième livraLson, 1885.
2. Hérodote, IV, 103. Les poètes latins font allusion à cet usage en décrivant la carerne de Cacus : forihusque adfixa iuperhis — ora rirum Iristi
ART ÉTROSQUE.
pendehant pallida tabo (Virgile, Éniide, VIII, 196). Ora super postes adJixaqHe braccliia pendent (Ovide, Fastes, I, 557).