‹ L'art étrusqueChapitre 161 sur 357 · Dennis, II, p · texte numérisé non relu

Dennis, II, p

tion, mélangée d'appareils divers, polygonaux et quadrangulaires, trahit plusieurs remaniements successifs, il ne semble pas que le type de la porte à linteau de bois ait jamais été abandonné '.

sj 5. — t};avaux hydrauliques.

Si de bonne lieure les Etrusques, prévoyant les périls auxquels ils pouvaient être exposés, avaient pourvu à la défense militairt' de leurs cités, de bonne heure aussi ils avaient compris que le plus redoutable de leurs ennemis était: le climat. L'Etrurie est un des plus terribles foyers de fièvre qu'il y ait au monde. Si les Etrusques y ont prospéré, c'est qu'à force de patience et d'industrieux efforts ils ont réussi, sinon à détruire, du moins à corriger l'insalubrité du pays. Et comme tout le mal venait de l'excès des eaux qui, n'étant ni absorbées par le sol ni entraînées vers la mer, croupissaient dans les bas-fonds, ils ont dû se préoccuper de dessécher les plaines. « Les fouilles nombreuses auxquelles j'ai assisté, cht M. des Vergers", soit en Etrurie, soit dans la campagne romaine , m'ont convaincu du soin avec lequel les canaux d'écoulement et de dessèchement étaient entretenus dans rantit]uité. Les travaux des chemins de fer dans les Maremiues et la campagne romaine, en nécessitant d'immenses coupures qui mettaient i\ nu le sous-sol, ont fait constater le grand nombre de conduits souterrains dont les champs étaient sillonnés : c'était pour quelques territoires un véritaMe drainage dont l'entretien demandait une population nombreuse et des soins continus. »

On trouve k cet égard dans les traditions antiques la jireuve de l'activité ingénieuse et hardie du peuple étrusque '. Pline, décrivant l'estuaire du Pô entre Ravenne et Alfiinan ', sur une longueur de 1:?0 milles, signale dinnnenses travaux de dérivation, d'endiguement et de canalisation exécutés dans ces parages par les Etrusques '. Le port

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