‹ L'art étrusqueChapitre 186 sur 357 · Oirtiou», Je l'Acatf. tU* /iraii p. ;il.'.. Coupole · texte numérisé non relu

Oirtiou», Je l'Acatf. tU* /iraii p. ;il.'.. Coupole

.lrl>, t. IV.

L'AECIIITECTUEE PRIVEE.

porter une poutre horizoutale, comme sur luie urne de Bisenzio (fig. 193) ; tantôt enfin, comme sur les urnes de Cornéto (fig. 5 et G, p. 35,30), les fourches sont de hauteur différente, la première et la dernière étant d'ailleurs inclinées vers le sommet du toit, ce qui permet d'obtenir une calotte à peu près conique. Les extrémités des fourches paraissent avoir été façonnées de manière à imiter des têtes de canard '.

A part les urnes-cabanes, toutes les maisons que nous voyons figurées sur les monuments de l'Etrurie, ou dont les urnes funéraires nous offrent l'image en raccourci, présentent un plan rectangulaire. Mais si le plan est toujours si peu près le môme, le détail des formes varie à l'infini. Il est impossilde de tout ramener à un type unique. Contentons-nous de passer en revue quelques modèles.

Xous avons mentionné à Castel d'Asso et ailleurs des façades de tombeaux taillées dans une falaise et composées d'un encadrement, d'une corniche horizontale et dune jîorte. Il est probalile que nous avons là l'image d'une maison dans ce qu'elle a de plus élémentaire. Encoi"e aujourd'hui, dans les pays méridionaux, on peut voir de nombreux villages dont toutes les maisons ne sont pas autre chose que des cubes en pisé ou en maçonnerie avec une porte et sans fenêtres. En pareil cas, le toit sert en même temps de terrasse, où l'on se tient le soir et parfois toute la nuit. Il y a là connue une nécessité de climat à laquelle se conforment d'instinct les peuples les plus divers, les Turcs comme les Grecs, les Africains comme les Italiens. Les Etrusqixes s'y sont conformés tout naturellement le jour où leur migration dans la Péninsule a fait d'eux une population méridionale. L'existence de maisons à terrasses en Etrurie est attestée par un texte de Tite-Live" racontant les divers épisodes du siège de Veii par Camille : après la surprise de la citadelle, il y eut dans les rues un combat acharné ; les liabitants réfugiés sur leurs terrasses firent une défense désespérée, jetant sur les Romains des tuiles et des pierres, jusqu'à ce qu'on en vînt à bout en mettant le feu aux maisons, ce qui

1. Ce qui me fait croire que ce sont des fourches, c'est que les nerrures ne vont pas jusqu'au bord du toit et s'arrêtent à une certaine distance,

comme si elles se prolongeaient à travers le chaume jusqu'au sol.

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