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prouve, soit dit en passant, que le bois jouait dans leur construction un grand rôle et que probablement les couvertures étaient en charpente. Les maisons à terrasses avaient sans doute un escalier latéral extérieur, analogue à ceux qui se voient à côté des tombes de Castel
d'Asso : un escalier de ce genre est fignré sur une urne cinéraire j\ bas-relief (fig. 105).
Toujours en nous fondant sur l'anajogie probable des tombes et des maisons, nous croyons pouvoir dire qu'il y avait en Etrurie des maisons à toit cintré.
A Sovana, une tombe taillée dans
Fig. 195. — Tétèphe menaçant de tuer le jeane Oresto. Bas-relief d'ane urne cinéraire. Raonl Rochette, ilonum. tntJiit, pi. LXVn, 5.
le roc présente un couronnement arrondi avec nervures apparentes qui simulent la carcasse d'un berceau de bois'. A Yéies, dans la grotte Campana, on a recueilli une urne funéraire à couvercle arrondi de même en lierceau (fig. 196). Il y a d'ailleurs tant de caveaux funéraires i\ plafond cintré qu'il est difficile de douter que ce type de couverture ait été dans les habitudes étrusques. Bien entendu, il ne s'agit ici que de cintres légers en jonc et en pisé : des voûtes d'appareil demandent une résistance de support et une épaisseur de murs qu'une habitation privée ne comportait certainement pas.
Beaucoup de maisons avaient deux pignons et un toit à double rampant. Ou le voit par les urnes funéraires et les caveaux. Parmi les nombreux exemples qu'on en pourrait donner, je citerai une urne du musée de Florence (fig. 107). Sous l'un des pignons s'ouvre une porte en ]ili'in cintre; la façade longitudinale se compose des éléments suivant.'^ : A chaque extrémité un pilastre à volutes soutenant l'entablement du toit ; entre ces deux pilastres d'anple, deux colonnes jilus petites soutenant
Fig. IflG. — Urne en forme de maison à toit cintré.
Micali, MonununltlniâiJI, I.l. XLVm, 6.