‹ L'art étrusqueChapitre 188 sur 357 · DenniK, II, p. II · texte numérisé non relu

DenniK, II, p. II

le balcon d'une galerie à claire-voie ; sons le balcon une grande fenêtre plus large que haute fermée par un treillis. Sauf le soubassement qui est en appareil régulier, tout le reste semble être en charpente : les têtes des solives affleurent au-dessous et au-dessus du balcon et forment comme une rangée de denticules. Cette urne est d'un intérêt unique r c'est le seiU monument qui nous fasse connaître à peu près l'aspect extérieur d'une maison étrusque.

Les types précédents semblent n'avoir pas eu d'ouverture dans le toit : l'ouverture est toujours latérale, soit qu'il n'y ait qu'une porte, soit qu'im vide reste ménagé à la place du tympan des toits à berceau ou des toits à pignon. Au contraire, le nouveau type que nous envisageons a jiour caractéristique une baie au sommet. Ce type est celui que les Romains désignaient sous le nom de cavœdiuin testudinatiivi et répond à ce que Vitruve appelle eavœdium dis- 2jh(viatum '. On n'eu a que deux exemples, lesquels se complètent et se précisent l'un par l'autre : l'un est une chambre funéraire de Cornéto " , l'autre une urne de Chiusi (fig. 198). Le toit a la forme d'une pyramide tronquée et se compose de quatre auvents divergents laissant une ouverture rectangulaire au sommet. L'urne de Chiusi indique que ces auvents ont une forte saillie extérieure en avant de l'aplomb des parois verticales. Cette urne nous fait voir de plus un genre de cavœdium testudinatum perfectionné. Au lieu d'un système de croupes pyramidales, ily en a deux, superposés, sans doute à l'effet de diminuer l'ouverture au sommet : de là deux étages d'auvents divergents. S'il est permis d'interpréter un objet de dimensions aussi réduites que cette urne de Cliiusi, je serais tenté de croire que les auvents du deuxième étage servent d'abri à une galerie ou-

Fig. 197. — rr

Musée de Florence.

Page 1