Bronze de Vulci. (De Loogpirier, Xottct <lti I pi. IV
bronze! anlii/uei du Leurre, n° M.) 6. Milnni, I frnnioni, p. 9.
a.Ocrh.ird, fldthtiten lier A"(ri«Xfr, pi. 31, I, 8. I
LA SCULPTURE EELIGIEUSE ET MOXUIMEXTALE.
son pétase ailé et sou caducée ', l'Hercule entiii avec sa peau de lion et armé tantôt de sou arc ', tantôt de sa massue (fig. 216).
Si frappantes que soient ces analogies entre la mythologie figurée de l'Étrurie et celle de la Grèce, il ne faudrait pas croire cependant que l'une ne soit en tout que la copie servile de l'autre. D'abord l'Etrurie a quelques types particuliers , tels que celui du Jupiter jeune et imberbe, ai'mé de la foudre ', celui de la Junon guerrière, type dérivé de la Junon de Lanuvium, armée d'un bouclier et d'une lance et revêtue de la dépouille d'une chèvre, dont les cornes lui protègent le front ', celui du Charon au bec crochu, avec un marteau dans la main, monstre hideux qui n'a rien de commun que le nom avec le Charon de la Grèce ', sans compter les types des divinités proprement italiques, comme celui de Vertumuus " (fig. 219). D'autre part, jusque dans les figures qu'elle emprunte à la mythologie hellénique, l'Etrurie met quelque chose de son esprit. Alors même que les éléments plastiques du type ne lui appartiennent pas, elle les fait siens par ce qu'elle y ajoute. C'est ainsi qu'autour de la gorge d'une Junon ou d'une Minerve elle met un torques gaulois, dont les femmes étrusques ont adopté la mode à partir du troisième siècle ^ De même la statuette de style hellénique que l'on désigne sous le nom d'Apollon de Ferrare porte un collier étrusque à cinq bulles, un bracelet, garni également de bulles, et une paire de brodequins étrusques * (fig. 209). Ainsi les divinités grecques sont parées et habillées à la mode toscane. Nulle part cela ne se voit mieux que sur les cistes, les miroirs et les urnes.
1. BrODze de Vulci. (De Longpérier, Xvtke des bronzes, n" 211.)