Homolle, de Antiqulssimis Dianœ sîmidacrîs del tacts
de près les variations du style. Une statue d'Orviéto représentant une Vénus donnerait à penser que, tout en ado|>tant les formes nouvelles de la plastique hellénique, les Etrusques pendant quelque temps ont de la peine à dépouiller les conventions de l'archaïsme. La déesse en effet rappelle par sa nudité, son attitude et sou geste pudique TApluodite de Praxitèle ; mais la tête est encore conçue comme l'étaient celles des xoana, avec ses traits forts, son modelé un peu lourd, sa coiffure en boucles serrées, parallèles, qui se plaquent sur la nuque et le dos '. L'heure arrive cependant où le style nouveau l'enipurte. Une statue de femme assise trouvée comme la précédente }\ Orviéto, dans les mêmes fouilles et sur l'emplacement du même sanctuaire, n'a plus rien de la rigidité archaïque, ni dans l'attitude, ni dans le costume, ni dans l'onduleuse liberté avec laquelle les plis de la robe se massent autour des jambes (fig. 218). A partir du (piatrième siècle on peut dire qu'en ce qui concerne les types des divinités la religion toscane est à peu près hellénisée. Son Mars, dont une belle statue de Todi et beaucoup do jietits bronzes nous conservent l'image, est l'Arès grec armé de pied en cap (fig. 210). Sa Minerve est tantôt l'Athéna bellitiueuse ou Promachos ■, tantôt l'Athéna déesse de la paix, drapée dans un long péplos et qui ne conserve de ses attributs guerriers que l'égide sur la poitrine et le casque relevé sur le front (fig. 211). Elle a encore le Jupiter l)arbu et assis sur son trône comme le Zeus d'Olympie", l'Ajtollon jeune et imberbe ', l'Apollon citharède ', le Mercure avec
Fig. 219. — Statuette io bronze représentant Icdieu Vcrtnmnns.
Mn»:* lie Florence. SotiHe, 1884, pi. III. HanUnr, 0",S<5.
1. jVo(i:ir, ISSfi, p. 37; pi. III, 1. I 1. MiUini, /./ronfonirfi im /fni/iîof(wrtini(:o,p. Il,