‹ L'art étrusqueChapitre 209 sur 357 · Milani, I/rontoni, p · texte numérisé non relu

Milani, I/rontoni, p

8. Cette statuette, qui a été souvent publiée (Gori, Ifus. etrusc, pi. XXXII ; Lanzi, Sagyio di liny. etr., II, p. 525 ; III, pi. XI, 3), est aujourd'hui au Cabinet des médailles (Chabouillet, Calaloi/ue (linirul, n" 29.'!9).

AUT ETBCSQUE.

LA S( ILPTUliE MONUMEXTALi;

Nous avons VU que rarcliitecture des temples était toujours complétée par une décoration en appliques qui couvrait comme d'un manteau la carcasse des charpentes et s'étalait sous forme de statues et de bas-reliefs le long des corniches et des frises, au sommet du toit, aux angles des frontons et surtout dans les tympans. Cette pratique donna naissance k un genre de sculpture particulier, d'une destination exclusivement monumentale , dont quelques débris ont heureusement échappé à la ruine générale des édifices. Sans revenir ici sur les menues appliques dont il a été question plus haut, nous voudrions donner une idée de ce qu'étaient les compositions plastiques qui couronnaient les façades '.

La plus fameuse était celle du temple de Jupiter Capitolin à Rome, œuvre d'artistes étrusques appelés par les Tarquius. Quoique la magnificence du sanctuaire ait souvent été célébrée par les Romains et que l'image du tenq^le lui-même ait été plus d'une fois reproduite par les bas-reliefs et les médailles, nous ne connaissons que d'une manière très vague les figures qui le décoraient. Au milieu du fronton se trouvait certainement Jupiter assis sur un trône. Mais était-ce le Jupiter jeune et iml)erbe de la mythologie étrusque ', ou le Jupiter Optinms Maximus dont le type est devenu classique dans la mythologie romaine? A droite et k gauche de Jupiter étaient deux divinités féminines : Junon d'une part, et d'autre part une déesse que l'on reconnaît généralement pour ^Minerve, jnais que M. Milaui cmit avuir éti'- la mî're de Jupiter \ Le reste du tympan était rempli de ligures secondaires, qu'il est diflicile de préciser, les bas-reliefs et les monnaies qui nous conservent l'image du ('apitoie n'étant pas d'accord entre eux '; on conjecture

1. Vitnive, lU, 2, j. Plice, //. .V, XXVIII, 19; XXXV. 1Ô4-158.

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