‹ L'art étrusqueChapitre 210 sur 357 · C'est ropinion de M. Milani, f/ronloni, |>. 2, note I · texte numérisé non relu

C'est ropinion de M. Milani, f/ronloni, |>. 2, note I

3. Milnui, f/ronloni, ji. 2, note l. — Selon M. Milaoi, la figure de Minerve aarait éii ^ubstitnic

plus tard A celle de la mi-re de Jupiter.

4. Cela ticut & ce qu'ils ne représentent pas tous le mime Capitolc. On sait que le temple a éti plusieurs fois détruit et rvlutti. Voir «ur ce.< monuments tigurés l'article Cnpirolium, dan» le Jiirllvn. (1rs nn(i</iiili't de Uarcmbcrg et Saglio.

LA SCULPTURE RELIGIEUSE ET MONUMENTALE

seulement qu'il y avait là un groupe de Cyclopes, l'image du Tibre , peut-être celle de la Terre lui faisant pendant, enfin deux chars courant en sens inverse, très vraisemblablement les chars du Soleil et de la Lune. Ainsi conçu, le sujet de la composition aurait été le triomphe de Jupiter ou plutôt de la trinité capitoline, au milieu de l'univers représenté par les allégories du feu, de l'eau, de la terre, du jour et de la nuit ' . Il semble qu'il y ait eu sur la pente du toit quelques autres statues de divinités debout, telles que Mars et Minerve '. En tous cas, il est certain que trois chars couronnaient l'édifice. Celui du faîte était à quatre chevaux et portait l'image de Jupiter triomphant. Les deux autres, qui s'élevaient de chaque côté en acrotères, à l'extrémité des rampants, sont figurés sur les bas-reliefs comme n'ayant que deux chevaux '; l'un d'eux portait sans doute la statue du dieu Summanus, que Cicéron nous dit avoir un jour été frappée de la foudre et renversée \ Ces chars sont plusieurs fois mentionnés par les auteurs anciens '. Les Romains y tenaient beaucoup, non pas tant à cause de leur valeur intrinsèque

:0. — Aurore enlevant Cjpliale. Acrotère en terre cuite provenant de Cerrétri. Arch. ZeUuiiy, 1882, XL, pi. XV.

1. Schultze, AtcIu Zeitunij, XXX, 1872, p. 1 et suiv., pi. LVII.

2. Monnaies de PetUiiis Capitolinus (De Kœhne, Revue de numism. belge, ô" série, II, 1870, p. 51, pi. III). Dessin de Cobourg (Ardi. Zeitmy, XXX, pl. LA'II).

3. Il est à remarquer cependant que les textes anciens parlent toujours des quadriges du Capitole.

4. Cicéron, de Divinatione, 1, 10. Dans un autre passage du même traité (I, 43), il est question d'un Centaure, qui se trouvait sur le temple du Capitole et qui, lui aussi, avait été frappé de la foudre. On ne sait où il était.

5. Pline, //. .V., XXVIII, 15; XXXV, 157. Plutarque, Vie de Pnblicola, 13. Festus, Ratumena l>orta (p. "-'71, éd. Millier).

LA ni ETRUSi'UE.

qu'en raison des circonstances prétendues miraculeuses qui les avaient fait parvenir entre leurs mains et des espérances qu'ils y attachaient. Le quadrige de Jupiter était un des garants de l'éternité de l'empire'. Commandé par Tarquin le Superbe î\ Vulca de Vcii, il n'était pas encore livré quand survint la révolution qui chassa les rois '. Comme ou avait remarqué qu'à la cuisson l'argile, au lieu de se contracter, s'était dilatée et fendue, les haruspices déclarèrent qu'il y avait là un présage d'expansion et de grandeur pour le peuple à qui le quadrige appartiendrait, et Vcii voulut garder pour elle les bénéfices éventuels de cette promesse. Rome insista et finit par l'emporter, grâce à des prodiges qui forcèrent la main aux Véiens, ou peutêtre tout simplement par droit de conquête.

On voit que si Ion a quelques données sur la décoration du temple Capitolin, la reconstitution complète du fronton ou des frontons (car il est possible qu'il y en ait eu deux, l'un en avant, l'autre en arrière) demeure problématique. Il ne faut jias s'étonner que les fouilles, qui à plusieurs reprises ont été faites au sommet du Capitole et qui ont permis de reconnaître les substructions du monument, n'aient pas mis au jour quelques fragments céramiques provenant de la décoration ilu fronton, comme cela s'est vu par exemple à Orviéto et à Cività Castellana. Les débris en effet de l'ancien temi)le Capitolin ne sont pas restés dans les ruines : lorsqu'après l'incendie qui

Fig. 221. — Hercule et Minerve; groupe arcliiic-ctoniqu^ en terre cuite peinte. Musée du Louvre. Hauteur, o'°,52.

1 . C'était un des irpum jiiitnorn imjKrit (Serviup <!'/ .Kneid.. VII, I8K).

2. Brunn, Ovieeh. Kimtlltr, I, p. 630. Dctlcfsc", dr Aile Itomanonim antiquitêimn, p. 3.

LA SCULPTURE RELIGIEUSE ET MONUMENTALE

l'avait détruit sous Vespasien le sanctuaire dut être reconstruit, les haruspices prescrivirent de déblayer la place, d'emporter tous les décombres amoncelés et de les jeter dans des marais'. Les morceaux des statues sont donc enfouis et perdus dans quelque coin ignoré de Rome, au milieu d'un amas de matériaux de démolition; ou liien si par hasard on en a retrouvé quelquesuns, ils ont passé inaperçus, nul ne soupçonnant leur provenance primitive : ils gisent peut-être oubliés au fond d'un musée.

Ce que le Capitole a laissé perdre, d'autres ruines l'ont conservé. On possède aujourd'hui un assez grand nombre de fragments provenant de Cervétri, de Yulci, de Cività Castellana, d'Orviéto, de Bolséna, de Cliiusi, sans compter diverses pièces éparses dans les musées et dont l'origine est indéterminée ".

La sculpture monumentale , étant destinée à orner des édifices religieux, ne comportait guère que des sujets mythologiques.

Nous avons vu que tel était le caractère de la décoration du Capitole. Tel est aussi celui des fragments qui sont arrivés jusqu'à nous. L'un montre Aurore enlevant Céphale (fig. 220) ; un autre, ^linerve offrant ù boire à Hercule épuisé de fatigue et assis sur un rocher (fig. 221). Ici vous avez tout un groupe de figures parmi lesquelles il est facile de reconnaître Apollon, Minerve, Junon, Hercule, Jupiter et une Bac-

Î2. — Jupùer n?sis ; statue ci^Tamique provenant fronton de Luni. Musée de Floreuce. Milani, I fronrl. m. Hauteur, l-.OS.

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