‹ L'art étrusqueChapitre 211 sur 357 · Catalogue dans Milani, I frontoni, p · texte numérisé non relu

Catalogue dans Milani, I frontoni, p

. Ajouter Kotizie, 18SÔ, p. 36 ; 1887, p. 9-2 et suiv

chante '. Là les figures ont des inscriptions désignant des divinités étrusques, J/ùierva, Ct'lens, Thutlilur-. Les statues de Luni, récemment acquises par le musée de Florence et qu'a si bien étudiées ^L Milani ', se répartissent en deux groupes correspondant à deux frontons différents ; le premier groupe représente Jupiter, Junon, Neptune, Apollon citharinle et cinq Muses; le sujet de la composition était probablement la lutte de Marsyas et de Minerve en présence de Jupiter, d'Apollon, des Muses et des principaux dieux de l'Olympe, quelque chose d'analogue à la lutte des Muses et des Sirènes présidée par Jupiter, Junon et Minerve, que l'on voit figurée sur un sarcophage romain *. Les personnages du second groupe se distinguent nettement des précédents par leurs attitudes mouvementées. Il reste dix-huit figures, Apollon, Artémis, Niobé, le pédagogue, sept fils, cinq filles et deux Erinnyes. Il manque deux des sept filles attribuées par la tradition à Niol>é, soit que l'artiste les ait oubliées, soit que les morceaux en soient perdus. La composition peut se reconstituer ainsi : au centre, les deux divinités; à gauche d'Apollon, un Niobide fuyant, Niobé et deux de ses filles, un Niobide armé couvrant de sa protection une petite scvur agenouillée , le pédagogue et deux frères ; à droite d' Artémis, deux frères, deux sœurs, un Niobide blessé et im autre sur un cheval blessé qui s'affaisse; à chaque angle, une Erinnye.

Les sujets représentés sur les deux frontons se rapportent i\ la légende d'Apollon et d' Artémis (Liinus et Lima), les deux divinités protectrices de la ville de Luna, de même qu'à Rome la décoration du temple de Jupiter se rapportait à la légende de Jupiter. La plastique monumentale était ainsi, chez les Etrusques comme chez les Grecs, en relation avec le culte des sanctuaires qu'elle décorait.

La matière employée était quelquefois le bronze ou le lironze doré '", mais le plus ordinairement l'argile. Les fragments conservés sont tous.

1 . H.-»nt3 reliefs trouvés à Orritto. (.iamurrini, Aniiali, 188I, p. 4« et Buiv., tav. d'agg. B, C, ô. Cf. Annali, 18J9, p. H.

2. Fragments trouvés à Bolsén.i. Brunn, Annnli, 18C2, p. 274 et suiv. Monumtnli, VI-VII, pi. LXXII.

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