‹ L'art étrusqueChapitre 220 sur 357 · Micali, Mou. per ttrr., pi. LVIH, î · texte numérisé non relu

Micali, Mou. per ttrr., pi. LVIH, î

n. Micali, Mim. ptr ttrv., \\. LVI. Denni», II, p. ai6. Conc»t.abilc, Mo», rfi l'trHijin, j.l. XXXU- XXXVllI. Iliillflino, l!*40, p. i:>0. Mioali, .U>«. lur./., pi. XXII.

Fig. 236-237. — Danseurs sur un tas-relief de Chiusi. Jlicali, ilon. per sert:, pi. LV, 3, 4.

344 L'AKT ETRUSQUE.

escorté de pleureuses et de joueurs de flûte '. Plus loiu, vous avez le tableau d'uue procession funéraire allant au tomheau rendre au mort les derniers honneurs". Ailleurs sont figurés des jeux, des courses de chars, des lutteurs, des pyrrichistes, avec les juges des concours assis sur une estrade et couronnant les vainqueurs (fig. 235} '. Plusieurs cippes enfin montrent des scènes de banquets et des danses au son de la jnusique (fig. 236, 237) '. A part un sarcophage qui présente un festin et des danses de Satyres % tous ces bas-reliefs se rapportent aux diverses cérémonies des funérailles. Les sujets sont les mêmes que ceux dont s'inspirent, comme nous le verrons, les peintres des chambres sépulcrales entre le cinquième et le troisième siècle. Et non seulement les sujets sont les mêmes, mais encore la composition des tableaux est conçue d'après les mêmes modèles.

L'exécution est très variable. Tantôt le style rappelle celui des vases corinthiens aux figures courtes, trajines, lourdes d'aspect. Tantôt, au contraire, les corps ont la rigidité un ]ieu grêle de l'archaïsme attique avec des membres trop longs et des extrémités d'une ténuité recherchée. Toute cette sculpture a quelque chose de sec qui dénote un art asservi à l'imitation des types helléniques du sixième siècle. Le rehef est plat, presque sans épaisseur, et le modelé réduit î\ sa ])lus simple expression. On a de la peine à s'expliquer qu'une école de sculpture capable de faire les têtes des canopes, d'un art parfois si franc et si spontané, n'ait pas su mieux défendre son originalité naissante contre les formes convenues de l'archaïsme hellénique et n'ait pas eu la main plus libre en sculptant ses bas-reliefs.

§ 2. — LES COUVERCLES DES SARCOriI.VOES ET DE?: UlîNES.

Tandis que les Etrusques de (.7».s7«/», attachés j\ la crémation, coiffaient l'iirno cinéraire d'une tête ou la transformaient en statue, les

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