I. Micali, Mon. per sen:, pi. CXII
LAIJT ÉTRUSijUE.
sumée eu trois tableaux l'histoire d un litnuêux ménage. Le tableau cle la face principale nous reporte au jour du mariage. Les deux ('[loux se donnent la main : chacun d'enx est accompagné de ses esclaves, qui portent d'une part le parasol, l'éventail, la lyre de la femme, ainsi que les vases destinés au sacrifice ; d'autre part la chaise curule du mari, son lifinis et sa trompette, en nn mot les marques distinctlves de son rang (fig. 245). Un second tableau montre le mari dans l'exercice de son
Fig. 217. — VitilliurU ù l'uguuic. Bos-rclief d'une nrnc d'olbAtrc. Miiscc de Flopencc. Micali, 2/011. ptr tirv., pi. LIX, 4.
autorité; escorté d'un licteur, lequel est armé d'un bAti-n et d'un litiuis, il s'apprête î\ monter dans un cliar d'apparat. Mutin dans un troisième tableau nous voyons le mari et la femme assis côte à côte, i\ l'aliri d'tni parasol, sur un chariot traîné jmr deux mides. La jirésence d'un démon ailé inditpie que tous deux ac(onq)lissent en compagnie le dernier voyage (fig. 240). Ils (hiucnrent nuis dans la mort comme ils l'étaient dans la vie.
Ce dernier tableau est si étroitenimt uni aux deux préiédrnts que je n'ai pas cru devoir l'en séjiarer; mais il appartiendrait l'Iutôt A une seconde catégorie de sujets, où je range tous ceux qui de pris ou
LA SCULPTURE FUNERAIRE
de 11 lin touchent à la niort, anx funérailles, ù la migration des Times vers le monde infernal. Sur une urne d'albâtre du musée de Florence, on voit étendu sur un lit un vieillard qui ^ient d'expirer : ses deux enfants^ dont l'un semble conduit par un g'énie bienfaisant, s'approchent pour lui rendre les derniers devoirs et l'un d'eux, une jeune femme, lui ferme les yeux ; un génie de la mort, armé d'un glaive, attend dans le coin du tableau (fig. 247).
Sur un sarcophage de Vulci, deux démons ailés, les bras armés de serpents, viennent saisir une jeune fille comme une proie destinée à la mort. Le père s'interpose pour la retenir et la mère, accompagnée de ses enfants plus petits, implore en vain la pitié des ministres de la mort'. Ailleurs nous assistons aux adieux suprêmes de deux époux en présence de leurs parents. La femme qui doit
1. Micali, .\r„numenti inedili, p. 30;!, pi. XLVIII, ].An„al!, 1843, j>.3C,r,.
mourir et dont la statue est sur le eouverde est entraînée par un génie ailé qui lui saisit le bras, tandis qu'à l'antre extrénn'té du bas-relief un autre génie armé d'une torche allumée sort du caveau funéraire, comme s'il venait d'y préparer la place de la défunte (fig. 24;8\
Sur les deux parois principales d'une urne cinéraire en forme d'édicule trouvée à Vulci, ou voit la représentation d'un convoi funèbre. Sur l'un des bas-reliefs, le défunt enveloppé d'un linceul, ayant ses parents assis à ses côtés sur un char à quatre mues, s'en va vers sa dernière demeure. Un cocher assis sur le devant du char conduit «leux mules à la tête desquelles marche un esclave. Un chien accom-
CouToi funèbre. Bas-rclief de l'unie de Vulci flgmvc i). 277, fig. IS^. Slicali. .Von. per ttir., pi. LVII. 1.
pagne le convoi et l'âme du mort voltige au-dessus des mules sous la figure d'un oiseau (fig. 241)). Le défilé se continue sur l'autre basrelief qui montre une suite de pleureuses précédées d'un joueur de flûte. Voici maintenant la procession des victimes destinées aux sacrifices funèbres. En tête marche une sorte de héraut ou de licteur armé d'un bâton, précédant trois cajitifs enchaînés (pii portent les objets nécessaires à la cérémonie. Puis viennent des femnies voilées, des hommes armés conduisant des mules et un chien. Deux béliers et deux ba'ufs suivent le cortège (fig. 250). On a beaucoup discuté sur le sens de cette composition. Il me parait dilficile d'y voir autre chose qu'une procession funèbre, le sens funéraire étant précisé jiar les scènes de banquet qui garnissent les faces latérales du sarco}thage '.