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366 L'ART ÉTIUSQUE.
Jémonologie étrusque avec la mythologie grecque donne aux liasreliets funéraires de l'Etrurie un caractère hybride qui en fait quelque chose de particulier. De là vient que, malgré la pauvreté souvent ridicule de leur exécution, ils sont intéressants. Il est curieux de voir les légendes helléniques s'accommoder avec les sombres imaginations du symbolisme étrusque.
La plupart de ces tableaux mythologico-fuuéraires nous sont connus par un très grand nombre de répliques presque toutes semblables, tantôt avec de légères variantes, tantôt absolument identiques. Il en est même, comme le bas-relief du héros armé de la charrue', qui sont évidemment les éjireuves d'un moule luiique : c'est le cas, du reste, de plusieurs de ceux qui sont en terre cuite. Il est clair que nous sommes en présence d'une série de thèmes populaires que l'usage a définitivement consacrés.
Ces thèmes paraissent ne s'être constitués qu'assez tardivement, vers le troisième siècle environ avant notre ère. Jusque-là un ne trouve (jue par exception une scène mythologique sur un sarcophage. C'est du troisième et du deuxième siècle que datent toutes les urnes de Volterra, de Chiusi et de Pérouse avec bas-reliefs helléniques. Elles se rencontrent partout avec des miroirs qui appartiennent à la dernière période de l'art étrusque, aux confins de l'art gréco-romain. Plusieurs sont même datées par des monnaies '". Est-ce à dire que ces bas-reliefs répondent à l'éclosion d'un symbolisme nouveau en Etrurie? de ne le crois pas. Il me semble que leur développement s'explique par des raisons industrielles. Tant que le sarcophage est dans une certaine mesure un meuble de luxe, commandé exprès pour une jjersonne déterminée, on conçoit ijue les bas-reliefs puissent être composés de manière à se rapporter idus ou moins directement à la vie ou à la mort de cette personne, dont on se donne la peine de faire le jiortrait sur le couvercle. Du haut en bas le sarcojihage a son individualité, l^u jour où s'établit la mode des sarcophages à lion marché et des urnes en forme de petits sarcophages, ces objets, qui sont destinés à l'assortitncnt banal d'une bouti(iuc de marbriers funéraires, se fabriquent
I. .lAi/ro dregoriano, I, pi. XCIII, 3. | -'. Ilullctlno, 1(184, p. I"!.
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par centaines et sont pour la [ilupait d'un travail informe. Plus de portrait sur le couvercle, mais une éliauclie qu'on pourra, si l'on veut y mettre le prix, transformer plus tard en portrait, mais «pii généralement reste à l'état d'ébauche ; plus de bas-reliefs appropriés à la personne des défunts, mais des bas-reliefs quelconques, applicables à tout le monde. On se contente de sujets généraux, tragiques, propres seulement à traduire sous une forme plus ou moins saisissante la terrible loi de mort qui pèse sur l'humanité. Mais comme l'ouvrier étrusque manque d'invention, que d'ailleurs l'urne n'a pas assez de valeur pour mériter la peine qu'on se mette en frais d'imagination, qu'enfin l'imagerie hellénique lui offre par milliers des représentations de scènes tragiques ou sanglantes, il va droit à ces modèles tout trouvés et les transforme tant bien (^ue mal en symlioles funéraires.