‹ L'art étrusqueChapitre 236 sur 357 · BiilUtino, 1873, p. 73. Dennis, I, p · texte numérisé non relu

BiilUtino, 1873, p. 73. Dennis, I, p

2. Bullelino, 18G9, p. 205. Voir 0. Donner u. von Richter, l'eber (echnlaches in der Mahrei der Ahen.

3. Ruspi, Annuli, 1831, p. 326. Ainslev, cité par Dennis, I, p. 325, note 2. 0. Jliiller, ElriiArr,

II, p. 209, note (Jl" (Deecke).

4. Dennis, I, p. 171, note 4 ; p. 324, 32j. Annali, 1832, p. 2ij.) et suiv. Abeken, Mittelitalien, p. 418. Bnlklino, 18.34, p. 97-101; 1874, p. 226.

sition. S'il y a beaucoup de calcaires qui peuvent ainsi se prêter d'euxmêmes au travail de la fresque, il y a en revanche des roches volcaniques à grain plus ou moins dur, à surface plus ou moins rugueuse sur lesquels les couleurs ne mordent pas. Il y a aussi des tufs trop friables, trop poreux, qui boivent la couleur et ne la tîxent pas. Il fout alors procéder d'une autre manière et recourir à l'enduit appliqué. Cet enduit s'observe en maint endroit, notamment à Cométo ', à Bomarzo ", à Orviéto \ Sur certains points il s'est détaché et laisse voir son épaisseur, qui varie entre 2 et 10 millimètres.

La surface de la paroi étant préparée suivant lune ou l'autre de ces deux méthodes, que détermine la nature de la roche et qui u'impHquent pas des dates différentes, il s'agit de peindre. Comme l'enduit naturel ou rapporté sèche assez vite et que pour fixer les couleurs il faut qu'il s'en imprègne quand il est encore frais, l'artiste n'a pas le loisir de tâtonner. Il faut qu'il peigne du premier coup et d'une main bien assurée. De nos jours le peintre de fresques arrive devant son mur avec une composition parfaitement arrêtée et une série de dessins de la grandeur d'exécution, qu'on appelle des cartons '. Il les applique sur la paroi et les décalque avec une pointe d'ivoire ou de bois, qui grave les traits sur l'enduit mou. Les cartons enlevés, il reste la silhouette des figures. Cette silhouette, on la précise eu repassant les traits et l'on obtient ainsi le clou de la fresque. Cette méthode était connue des anciens : sur les peintures de Pompéi, on aperçoit très bien les contours en creux dessinés à la pointe sèche. Il n'y a aucune raison pour croire que les Etrusques n'aient pas procédé de la même façon. Du reste, en regardant de près leurs peintures murales, ou retrouve comme î\ Pompéi les traces de la pointe sèche '. Quelquefois môme, comme dans la tombe délia Scimia à Chiusi, on surprend les incertitudes de l'artiste, les hésitations et les reprises de sa main, soit qu'il n'ait pas eu de cartons, soit qu'il ait voulu au dernier moment y changer (]uelque chose, soit enfin que le décalque fût mal venu.

1. DcDnu,I,p.828,'notc9.i9u//</i»o,l8!<'l,p. 117. i. DeDDM, I, p. 171. Abekeo, MiUelU., p. 418. S. Coacstabilc, Piltnrt murati icopertt prttio Orritto, p. Ifi, 32, 8.3.

i. Ch. Blanc, Gramm. liu ortt du datim,ft. &70. à. Abeken. J/i/fWiVfi/ioi, p. 418.DenaU, I, p.875, note 7. BulUtinn, 1874, p. 226.

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Suivant la couleur que doit avoir la figure, les contours eu creux sont repris au pinceau, préalablement trempé dans cette couleur; puis on étend une teinte plate ; le tout est finalement entouré d'un contour noir tracé au pinceau. Ces détails sont faciles à distinguer, la main du peintre n'étant pas toujours assez sûre pour éviter les bavures de la teinte plate en dehors des contours ou pour tracer exactement à leur place, avec le pinceau teinté ou noir, les lignes des contours. S'il y a lieu de faire des retouches, s'il est nécessaire d'accentuer certains détails ou de produire des effets de modelé, on opère ces corrections quand l'enduit est sec : on emploie alors des couleurs à la détrempe. Ce sont ces reprises qui ont évidemment trompé plus d'un archéologue et qui ont pu faire dire que les peintures murales de l'Etrurie n'étaient pas toujours des fresques : ainsi on remarque souvent sur les teintes plates des hachures de même couleur, qui s'effacent facilement et qui ne peuvent avoir été tracées qu'après coup sur l'enduit déjà séché.

L'intervalle entre les figures est généralement dépourvu de couleurs : c'est l'enduit lui-même avec sa teinte jaune clair ou blanchâtre qui fait le fond du tableau. Les exceptions à cette règle sont fort rares : on ne peut guère citer comme exemples que la grotte délie Biglie ' et la grotte delV Orco ' à Cornéto.

Les principales couleurs employées par les peintres étrusques étaient le noir de fumée, le rouge (minium ou cinabre), le blanc de chaux, l'ocre, le bleu (oxyde de cuivre), le vert-de-gris.

Ces couleurs étaient souvent mélangées de façon à produire des nuances intermédiaires, plus claires ou plus foncées. Les fresques archaïques sont, au point de vue de la coloration, beaucoup plus pauvres que les autres. Il y en a qui ne comportent que deux ou trois couleurs. Mais ce sont là, à vrai dire, des particularités de style, sur lesquelles nous reviendrons plus loin. Nous devons seulement faire observer que la coloration est tout à fait conventionnelle. Les fresques étrusques étaient moins des tableaux que des surfaces décoratives, quelque chose comme des tapisseries. En les peignant on

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