Peintures disparues {Bulletino, 1837, p
10. Grotte Camp.ina (Campana, t'enni inlla icoperla di un aniica lomlta ttrutca presto tanlica Veit, 1843. ,4ntin/i, 18ii3, p. 337. Micali, MoHnmenti inédit!, pi. LVIII).
11. Peintures détruites (BW/rrinn, 1840, p, U7 ; 1841, p. 22).
LA PEINTURE
vive. Les caveaux construits de toutes pièces en pierres d'appareil sont toujours dépourvus de ce genre de décoration. Peut-être la régularité de la maçonnerie constituait-elle aux yeux des Etrusques un luxe suffisant et ne songeait-on pas à en dissimuler la surface. Suivant quel procédé technique les peintures étaient-elles exécutées ? On en cite quelques-unes comme étant ù la détrempe ' ; mais il n'est pas bien sûr qu'elles le soient. 0. Donner, qui s'est acquis en ces matières une compétence universellement reconnue, déclare n'avoir pas rencontré dans les chambres sépulcrales de l'Etrurie un seul exemple de peinture à la détrempe ■. On peut affirmer, je crois, que tout est exécuté à la fresque '.
La condition essentielle pour faire des peintures à fresque est d'avoir sur la paroi à décorer un enduit frais qui s'imbibe des couleurs et sèche avec elles, si bien que le tout fasse corps et se cristallise en quelque sorte, devenant ainsi inaltérable à l'air et à l'humidité. Cet enduit, on le compose aujourd'hui avec de la chaux éteinte et du sable fin et ou le rapporte sur un premier crépi assez rugueux pour que le carbonate de chaux puisse y adhérer. Les Etrusques ne procédaient pas tout à fait de la même façon. Souvent il semble qu'ils n'aient pas eu recours à un enduit rapporté et que les couleurs aient été étendues directement sur la paroi '. L'enduit existe cependant, puisqu'il n'y a pas de fresque sans cela ; mais il est dans une certaine mesure naturel. La paroi constitue par elle-même une espèce d'enduit à fresque qui ne demande qu'une préparation assez sommaire. Cette paroi en effet est taillée dans l'épaisseur d'un tuf calcaire à grain fin, qui joue l'office de sable et qui, par cela qu'il contient une quantité notable de carbonate de chaux, n'a guère besoin que d'être aplani et mouillé d'eau légèrement additionnée de lait de chaux, pour offrir une surface comparable à celle de l'enduit artificiel dont les peintres à fresque se servent aujourd'hui. Mais les roches ne sont pas toutes en Etrurie d'une même compo-