‹ L'art étrusqueChapitre 241 sur 357 · Dcnnis, II, p · texte numérisé non relu

Dcnnis, II, p

8. Cornito, Vrvtta ilell'Oreo, ou <ii Polipltemp. Helbig. .l.iiio7i", 1870, p. ir-42, ii4.70. Monymrnli, IX. 1.1. XIV-XV'. Denni^ I. p. aij-35fi.

4. Cornéto. Uclbig, .ln.i.i/i. l'<T(t. y. 8-M, 45flO, 72. ^hnymrl,l!, IX, pi. XIII-XIU*. Denni», I, p. 3i«-.162.

LA PEINTURE

bouclier qui est évidemment accroché à uue paroi ' : il semble donc qu'il y ait un mur derrière les convives. Mais cela ne prouve pas que la scène se passe dans une salle close : il n'est pas impossible qu'on soit à l'extérieur, devant la foçade d'une maison ou d'un tombeau.

2" Danses. Chez les Etrusques, comme chez les Grecs, un festin n'allait pas sans danses et musique. Ces deux arts étaient, comme dit le poète ", les ornements du repas (y.vaO-/i'ijr.7.-a fîa'.To;). Be là vient que les scènes de danse et de musique sont si nombreuses sur les fresques étrusques. Si nous ne les avons pas décrites en même temps que les scènes de banquets, c'est qu'il arrive souvent qu'elles en sont disjointes, étant représentées sur une autre paroi et formant pour ainsi dire des tableaux à part. Dans la tombe dei cacciatori, les quatre *murs d'une des chambres paraissent avoir été couverts de danseurs. Plusieurs des figures sont effacées, mais il en reste assez pour qu'on puisse se faire une idée de la composition. Comme pour le banquet, on est en plein air : de distance en distance s'élèvent des arbres, lauriers ou oliviers, auxquels pendent des couronnes, des rubans, des morceaux d'étoffe, des miroirs et jusqu'à une cage d'oiseau : ce sont probablement des accessoires que la troupe a accrochés là en attendant le moment de s'en servir. Entre chaque arbre est un danseur qui se livre aux mouvements les plus désordonnés avec une ardeur frénétique. Tel se démène à ce point que son genou arrive presque à la hauteur de sou menton. Derrière lui un musicien, assis par terre , joue sur une double flûte un air entraînant et, tandis qu'il bat la mesure avec une jambe, semble lui-même enlevé par sa propre musique ''. Dans la tombe del tridînio '' , la danse se développe sur deux parois face à face. Des arbres, avec des oiseaux dans le feuillage, séparent comme tout à l'heure les personnages les uns des autres. Ceux-ci sont au nombre de dix, cinq sur chaque tableau : les hommes alternent avec les femmes. Deux des danseurs jouent l'un

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