Annali, 1870, p. Setsuiv
ART ÉTRU3QCE.
L'AlîT ÉTUUSQUE.
de ces fresques est encore conçu dans un esprit bien étrusque. Les sujets, banquets et ilauses, se rapportent, comme les précédents, aux traditions funéraires de TEtrurie. On y retrouve les costumes nationaux et les principaux traits de ce que nous avons appelé l'archaïsme toscan. Mais quelques têtes présentent le type étrusque moins accentué qu'il ne l'est dans les peintures plus franchement toscanes des tombes delle iscrizioni ou del vecchio. Certains profils, tels que celui du jeune homme assis sur les genoux d'une jeune fille (û<s:. '2Q2) ou celui d'un des danseurs ' se rapprochent très sensiblement
Fîg. Î8". — DaoMnr avec une coupe en i
, Tombe *( rati dipinli à CornMo. ilontimnti, VU. pi. XIII, î.
du profil grec. Les corps sont volontiers représentés dans leur nudité, comme en Grèce, avec les iiroportions qu'ils ont sur les céramiques grecques à figures noires et, comme sur ces mêmes céramiques, les détails anatomiques sont accusés avec conscience. Je citerai par exemple le danseur reproduit sur la figure 287. Cette fresque est d'autant jilus curieuse que le peintre, loin de dissinuder son imitation, parait s'être comi»lu }\ la mettre en évidence. A côté du personnage il a pris soin de peindre une talile et sur cette table des ani])hores grecques i\ dessins noirs sur fond rouge. Or l'une de ces amphores représente une danse de Satyres Ji laquelle est i)récisément emprunté le type du danseur. Nous avons ainsi sous les yeux j\ la fois le modèle et la copie.