Notizie, 1882, p. 176, 182, pi. XIII "'", 15. La
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instant mentionné dans les poèmes liomériques ' : dans Homère, les meubles, les sceptres, les armes, tout est décoré avec des clous d'or ou d'argent.
La décoration des vases est quelquefois complétée par des appendices représentant des figurines , lesquelles sont ordinairement disposées au bord du vase ou sur l'anse : ce sont des bêtes à cornes ou des chevaux '\ ou même un attelage conduit par un cocher^. Sur un vase de CornétOi\ double récipient, l'anse n'est pas autre chose quune poupée qui s'arcboute des pieds et des mains sur chacun des pots jumeaux (fig. 341. Sur im pot en forme de soupière qui vient aussi de Cornéto, les deux auses sont des chevaux, et le couvercle a pour ))oignée un cheval entre
Fig. 31-33. — Vases* bo.îscttcs. Xoiirit, 1881. pi. V. i;. 9. 1». Au 1 «.
deux hommes (fig. 35). A Chiusi nn voit une écuelle-couvercle dont la poignée se compose de deux poupées embrassées '. Ces figurines, auxquelles on peut ajouter quelques ]»etits chevaux trouvés h Cornéto^ et plusieurs vases reproduisant la forme d'un oiseau ou d'un quadruliède, nous donnent une idée de ce qu'était î\ l'époque ihsjjozzi la ]ilastique des Etrusques. Ce sont les iiremiers efforts d'un art encore clans l'enfance : rien n'est ]ilus naïvement informe que ces maquettes.
Pour achever ce que j'ai si dire des céraniii]ues il faut signaler certains menus objets qu'on recueille en grand nombre partout où il y a des pnzzi. Les uns sont de petits cylindres avec bouts évasés et arrondis , qu'on ne pt'Ut mirnxcom|i.'irer (pTA des bobines. Uneseulf tonilic de< 'l'Hiéto en a
1. Dnmont et ChapblD, rr'ranifMM <j« In Orrct i 8. Xo<i:tt, 188i°>. p. 1 li*.
pro;,r», p. ISÎ. 4. Kfrut arthMoffiijW, XXXII (I8T4).I)1. VI. 1.
2. .Vo*i:i«, 1882, p. HOj 1886, p. UT, 178, 179. | ». A'crfi.iV, 1882. p. 148. 178. 1S7.
LA Pr.EilIEKE CIVILISATION ETRUSQUE.
Fig. 34. — Vase à poupée. Xotide. 1S81, pi. V, .9.
Hauteur, 0"'.10.
foiirui jusqu'à 63 ' ; on ne sait à quel usage ils répondaient. Les autres sont des cônes tronqués, percés d'un trou dans le sens de la hauteur : ou les désigne d'ordinaire sous le nom de fusaïoles. Il y en a souvent une vingtaine dans un pozzo. On a beaucoup discuté sur la destination de ces cônes qu'on rencontre d'ailleurs sur toute l'étendue du inonde antique et à toutes les époques '. On a lieu de croire qu'en Italie du moins ces cônes servaient quelquefois de pendeloi[ues à des colliers '.
Je ne crois pas qu'il puisse y avoir doute sur l'origine des céramiques que nous avons passées en revue. Elles ont été fabriquées sur place, par des ouvriers indigènes. Elles rappellent de très près les vieilles poteries italiques qu'on a recueillies dans les dépôts des terramares et dans les plus anciennes tombes du Latium ' , lesquelles ne peuvent être que les produits d'une industrie locale. De part et d'autre l'argile est de même nature; elle est traitée de la même manière, à la main, et soumise au même mode de cuisson; lornementation se ramène aux mêmes éléments géométriques et comporte les mêmes procédés d'incLsion. Certains types sont communs , les vases à bossettes par exemple, les anses lunulées, et les urnes-cabanes. Il y a entre les deux groupes céramiques un air de famille.
Les différences sont des différences non de nature, mais de degré. Elles s'expliquent par ce fait qu'entre la période des terramares et la période des premiers pozzil^^ potiers italiques ont fait quelques progrès : la technique proprement dite n'a guère varié, mais on a appris à varier davantage les formes et la décoration. Dans un grand nombre de tombes ])ostérieures
Fig. 35. — Vase ;Y poupées avec dessins au pinceau. AnmtU. 1883, tav. il'agg. , R, 5. Hauteur, U'",1S.