‹ L'art étrusqueChapitre 283 sur 357 · En tous caf, ils n'en ont i>a9 fabriqué bcau · texte numérisé non relu

En tous caf, ils n'en ont i>a9 fabriqué bcau

cou|>, Bans doute parce qu'ils se «ont aperça* qu'avec lcun< vases [icints iU faisaient en Toscane une concurrence bien plus avantageuse fc la céramique noire du pajs.

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que rorneinentation se nVluit à fort peu de chose, à quelques petits tles^ sins géométriques tracés au lait de chaux, le nombre de ces poteries est peu considérable. Les vases peints ne commencent véritablement à se montrer que dans les tombes qui succèdent aux ijozzi, dans les tombes h.fossa\ Ils appartiennent tous à la catégorie des céramiques grecques de style primitif, à raies brunes, noires ou orangées sur fondjaime, que l'on recueille à Chy]ire, à Rhodes et dans les îles de l'Archipel. Dans les tombes à fossa les plus récentes se présentent quelques menus vases corinthiens à panse sphérique ou ovoïde décorés de motii's végétaux et de figures animales". Bientôt avec les tombes ù corridoio paraissent les poteries corinthiennes avec figures humaines et inscriptions '. A partir de ce moment les céramiques peintes se multiplient dans les sépultures étrusques ; partout abondent les vases à figures noires sur fond rouge et à figures rouges sur fond noir, vases de toutes les dimensions et de tous les styles, depuis le cratère et l'amphore jusqu'à l'ary balle, depuis le style sévère des contenqx)rains de Pisistrate jusqu'au style banal de la décadence. Cela dure ainsi jusque vers le troisième siècle avant notre ère : à ce moment, pour des raisons que nous ne connaissons pas et qui n'ont rien à faire, quoi qu'on en ait dit, avec le sénatus-consulte des Bacchanales ', les vases peints disparaissent en Etrurie : il est rare qu'on en trouve dans les tombes qui contiennent des urnes à lias-reliefs mythologiques, des miroirs gravés ou des monnaies campaniennes '. Ainsi, durant une période d'environ quatre siècles, l'Etrurie a été inondée de vases peints. D'oii venaientils?

Pour les vases à raies brunes ou noires sur fond jaune, il ne saurait y avoir aucun doute : ce sont des produits importés. Ils sont tous, en effet, façonnés au tour : or au septième siècle et au connnencement du sixième, époque qui correspond à la diffusion de ces poteries en Toscane, les Etrusques ne connaissent pas encore cet instrument. S'il leur arrive de vouloir imiter ce genre de poteries, ils ne réussissent à faire (pie des

1. Xo'.hk, 1882, p. 205. I est en effet très postérieur à la disparition de

i. Bnlletino, 1885, p. 78, 121-122. l'industrie des céramiques peintes. Voir E.iyet et

3. Xolizic, 1882, p. 207. ColUgnon, Céramique grecque, \^. 327.

4. Le sénatus-consulte datant de 18G av. .T-. C, I 5. Bulleliiw, 1809, p. 174.

vases informes, grossièrement peints et avec des couleurs qui s'écaillent'. On peut en dire autant, et pour la même raison, des vases de style corinthien primitif : eux. aussi paraissent on Etrurie Ji une époque où le tour est inconnu*.

Avec les vases de style corinthien développé, c'est-à-dire présentant des compositions à figures et souvent des inscriptions, le problème devient plus délicat. Non pas que l'on doute de l'-origine corinthienne du type que ces vases représentent : les découvertes faites sur le territoire de Corinthe et dans les environs ne laissent sur ce point aucune incertitude '. Mais il se trouve que les vases de ce style provenant d'Etrurie ne sont pas identiques à ceux que l'on a jusqu'ici recueillis à Corinthe ou dans les colonies corinthiennes. Sans doute ils ont avec ceux-ci une étroite parenté; le caractère des sujets est analogue de part et d'autre, ainsi que l'alphabet des inscriptions. Mais le système de l'ornementation est un peu différent : « les scènes sont plus compliquées; la composition est disposée avec art, le dessin beaucoup plus sûr; il est recouvert de couleurs nettes et voyantes, rouge, brun, noir, violet, blanc '; » certaines formes dominent, qui jusqu'alors étaient assez rares, celle de l'hydrie, et surtout celle de l'amphore dite à colonnettes (kélébé), avec panse arrondie et avec rebord plat à forte saillie, soutenu de chaque côté par les branches d'une anse presque verticale. Ces traits sont si particuliers qu'il a paru difficile d'attribuer i\ cette série céramique la même origine qu'aux vases corinthiens proprement dits et comme on ne la rencontre que dans la nécropole de Cervétri ', on a été amené à y voir une poterie corinthienne fabriquée en Italie ^

Mais il y a des distinctions à faire parmi les vases de cette série : les uns sont certainement des œuvres grecques : nous n'avons pas il nous en occuper ici, soit qu'Usaient été fabriqués en Grèce même, soit qu'ils proviennent, comme cela est probable, d'ateliers helléniques

). liiillrtino, 188.">, |). 21H.

i. Uulletlno, 188.'>, p. 120 ct\uiï.

n. Duraont et ClLiplain, O'Tamliiutt, p. 2rtl-'J 14. 4. Diimont et Cbaplain, Cénimiqnti, p. '2ii>. 6. n y n cependant deux Taaci< de ce Btylc pro- TCD.-)ntdc C.ipouc (tlrrekiinil eirn/rnn rnirs in (lie

WWf. mil» ,.'>.')9 ; Heydem.inn. VmrutammUiny. fi(t.'i), et un provenant de Vulci (FnrtwKngler, r<i»riimimml, im .Inti^/unritim, o. 1657).

i;. Dumont et Cbaplain. </rrnmiqHrt.\>. ;6(i-2(îî. R.iyet et CoUignon, Irinmûjiie ffrto/iif, p. 09 et suiv.

LA CERAMIQUE.

établis à CVere'.Les autres paraissent être des imitations de la céramique corinthienne, et l'on peut se demander si ces imitations sont dues à des artisans étrusques '". La question a mis aux prises les cérainograplies les plus autorisés et n'est pas près d'être close. Pour affirmer que ces vases ne sont pas grecs comme les autres, il faudrait être sûr qu'il n'y a pas eu en Grèce, à Corintlie même ou dans les nombreuses colonies de cette ville avec lesquelles l'Étrurie était en relations, un style corinthien dégénéré. M. Pottier signale, d'après M. Smith, une amphore du Musée Britannique qiii, bien que trouvée en Grèce, oft're tous les caractères des poteries d'imitation généralement attribuées aux fabriques étrusques ■\ On observe, il est vrai, sur plusieurs vases de Cervétri et de Yulci ' certaines ])articularités de costume qui semblent indiquer une origine toscane; des femmes, par exemple, coiffées du tutulus, chaussées de sandales à la poulaine {calcei répand/') et vêtues de robes identiques à celles des danseuses figurées sur les fresques de Cornéto. Mais rien ne prouve d'abord que ce costume ait été exclusivement propre aux poi)ulations de l'Etrurie. C'était une mode asiatique qui leur avait été apportée au septième siècle, en même temps que la civilisation orientale, et qui a pu être aussi bien apportée à d'autres qu'à elles '. La Grèce, elle aussi, à l'époque archaïque, a eu des costumes analogues, venus de l'Orient; on voit en particulier sur plusieurs basreliefs de Sparte des calcei repandi'^. Savons-nous si parmi les nombreuses colonies corinthiennes qui s'étaient fondées au septième siècle, à une époque où la Grèce ne s'était pas encore débarrassée des modes orientales, il ne s'en tronvait pas quelqu'une qui eu eût conservé la tradition, abandonnée depuis dans la métropole ? En second lieu, on

1. JI. Helbig, qui avait commencé par les regarder comme des imitations étrusques, a depuis reconnu que sa première opinion n'était pins soutenable (^Uom. Epos, p. 206, 207). Il est prouvé en effet que ces vases se rencontrent dans des tombes antérieures à la fin du sixième siècle (^BuUetino, 1881, p. liil, n" 11). Nous avons vu ce qu'est l'industrie céramique des Étrusques à, cette époque. Elle est encore dans la période des tâtonnements. Elle est surtout d'une maladresse enfantine quand elle veut décorer des poteries au pinceau : y a-t-il rien de plus pauvre en effet que les aut ih-iicscji-E.

marmites peintes de Cervétri figurées plus haut ù la page 401?

i. Sur cette question, voir Helbig, Annali, 18G3. p. 210 et suiv. ; Fijrster, Annali, 1869, p. 164; Brunn, Problème in der Geschichte der Vasenmalerei; Klein, Eitphriwm, p. 40 et suiv.

:i. Dtimont et Cliaplain, Céramiques, p. 27.'),

4. Décrits par M. Pottier dans Dumont et Chaplain. Céramiques, p. 269 et suiv.

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