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LA MÉTALLURGIE

Eu étudiant le contenu des plus anciennes tombes étrusques, nons avons fait une large place aux importations. Les objets métalliques en particulier nous ont paru être eu grande majorité d'origine étrangère, hellénique ou pliénico-cartliaginoise. Ces objets, l'industrie indigène essaya d'abord de les imiter enterre cuite, reproduisant les formes, l'aspect de l'ornementation et jusqu'à certains appendices, comme les chaînes de suspension dont les vases de bronze étaient quelquefois munis. Puis un jour l'ambition lui vint de faire à son tour en métal ce qu'elle n'avait encore fait qu'en argile. Ses premières œuvres furent sans doute des travaux d'assemblage. Les Phéniciens et les Grecs colportaient sur leurs navires non seulement des objets fabri(^ués, tels que dos chaudrons, des trépieds, des armes, des instruments, mais encore du métal en feuilles, in-êt à être ouvré, comme de nos jours on colporte des feuilles de tôle ou de zinc : les feuilles étant peu encombrantes et d'un arrimage facile, un seul navire pouvait ainsi emporter une cargaison de métal considérable. Plusieurs objets découverts dans des tombes contemporaines de la fin du septième siècle prouvent qu'il y avait en Etrurie un commerce de bronze en feuilles. Un ossuaire du musée de Berlin ', composé de plusieurs cornets rivés ensemble, présente des zones de figures repoussées, qui sont à l'endroit sur un des cornets et à l'envers sur un autre : une pareille maladresse ne peut être le fait que d'un ouvrier indigène, assemblant tant bien que mal des pièces de métal laminées et estampées par d'autres. On jjcut faire sur un buste provenant de la tombe d'Isis une observation analogue (fig. o35) : la partie supérieure représente

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