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ART KTUUSQCP;. 63

L'ART ETraSQUE.

un corps de femme coupé à la liauteur des hanches; la partie inférieure est une base hémisphériciue sur une plinthe (]uadrangulaire, avec des bandes horizontales de figures : l'une est d'une facture assez grossi6re et la rigidité du modelé trahit une technique encore élémentaire; l'antre au contraire est finement travaillée et avec une cf rtaiue sûreté de ciseau. Il est difficile de croire qu'elles soient de la mcnio main. I^e buste est sans doute une œuvre de la métallurgie indig6ne, tandis que la base est faite de pièces achetées à des marchands ])héiiiciens'. Ces pièces, l'ouvrier étrusque les a utilisées comme il a pu et les a coupées à la grandeur voulue sans se préoccuper des figures, si bien qu'un des attelages est tranché par le milieu et que plusieurs animaux n'ont pas de tête : c'est ainsi que pendant la Révolution on a fait des ouvrages de chaudronnerie commune avec des jilaques votives arrachées à des églises, en taillant à tort et à travers au milieu de l'inscription et des gravures. Si défectueuse i]ue soit la technique de ces olijets, elle pnmvc que vers la Fig. 3«. - Busu en b^n^ .r„„v. «» ^u Septième sièclc OU au début du sixième dam b Grotte .ri.i, à vuici.Mu..«!c jj y j^^ait eu Étrurie des ateliers métallur-

Briloiiniqnc. Hauteur, (|",27. '

giques assez bien outillés, sinon pour laminer le bronze, du moins pour monter les pièces en feuilles que le commerce méditerranéen leur apportait et même pour façonner pins ou moins grossièrement la figure humaine. Au sixième siècle ces ateliers se développèrent; nous ne pouvons pas étudier leur histoire ni voir dans quel sens ils dirigèrent leurs efforts, faute (l'avoir, comme pour les ]ioteries, un critérium permettant de distinguer avec sûreté ]iarnii les bronzes de cette épo(|ue ceux (pli sont étrusques de ceux ipii ne le sont jias.

L<w;£iLiic2i

I. n ne poarniil rjne l.i base ne fftt |in8 autre 1 analogue A celui <iui et reproduit plu« haut, chose qu'une calotte découixl'C dans un ustensile | p. lU!), fï);. 101.

LA JIETALLURGIE. 499

Mais il est probable qu'il en fut de la métallurgie comme de la céramique pendant cette période obscure où l'Etrurie, tiraillée entre la civilisation orientTile et la civilisation hellénique, fit son apprentissage industriel et artistique. Elle dut, comme la céramique, traverser une crise d'incertitudes et de tâtonnements, avant de trouver sa voie et d'arrêter ses procédés de fabrication en même temps que ses types. Nous ne savons pas à quel moment les Etrusques commencèrent à exploiter les riches mines de cuivre qui existaient dans leur pays aux environs de Volaterrœ*. En tous cas, au cinquième siècle, la Toscane était déjà un centre métallurgique important. Ses produits avaient une certaine réputation, même en Grèce. Phérécrate, poète comique athénien contemporain de Périclès, parle des candélabres tyrrhéniens'. Critias, passant en revue ce qti'ou pourrait appeler les spécialités industrielles de son temps, signale les phiales -et la vaisselle métallique de provenance tyrrhénienne ''. Dans les siècles qui suivirent, la prospérité des ateliers toscans ne cessa de se développer. Pline dit que les signa tuscanica (il entend par là des figurines métalliques) étaient colportés à travers le monde entier et que lors de la prise de Vulsiniï (264 av. J.-C.) les Romains trouvèrent à emporter 2,000 statues de bronze' . En 205 avant J.-C, lorsque Scipion prépara sa grande expédition contre Carthage, la seule ville d' Arfetnim put lui fournir en quinze jours 30,000 boucliers, 50,000 javelots et tout l'attirail métallique nécessaire pour armer en guerre une flotte de 40 vaisseaux. On remarquera les noms de Vulsinii et d'An-efhim, deux villes situées dans la haute Toscane. D'autre part, si l'on passe en revue les diverses statues de bronze qui nous restent des Etrusques, on constate que presque toutes proviennent de la région limitée au nord par Arrefiuvi et au sud par Vulsinii; la Chimère et la Minerve ont été trouvées près d'Arezzo, l'enfant à l'oie du musée de Leyde à Cortone, V Orateur de Florence près du lac Trasimène, la tête du Sommeil à Civitella d'Arna dans le voisinage de Pérouse, le Mars à Todi. Ces coïncidences semblent indiquer que la métallurgie étrusque avait ses ateliers les

1. 0. Miiller, Etrvsker, I, p. 22j. 1 3. Athénée, I, p. •J.-*.

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