‹ L'art étrusqueChapitre 295 sur 357 · Micali, Mon. ined., pi. XIX · texte numérisé non relu

Micali, Mon. ined., pi. XIX

5. Musée de Florence et Cabinet des médaille.». G. Quintilien, XII, 10, 7.

Fig. KB. — L'cnfknt 4 l'oie. Bronic Totif du matcV Je Lc^ilc MIcall, J/on. f. i., pL XLIII. lUutcur, 0-.33.

gie du stvle toscan avec celui d'un sculpteur grec nommé Callon. On ne peut mieux tlire, à la condition toutefois de prendre ici Callon comme le représentant d'un groupe , d'une école, l'école péloponnésienne du sixième siècle. On se rappelle que nous avons déjà remarqué, à propos des vases de biicchero nero, certaines affinités entre la plastique étrusque et la jilastique péloponnésienne. Il y a là une coïncidence curieuse, qui s'explique d'ailleurs facilement. Eu eftet, l'industrie du hucchero et celle des signa tn^canica se constituent i\ peu près à la même époque, dans le courant du sixième siècle, j\ un moment où la Toscane est surtout en relations avec les Corinthiens et les colonies doriennes de la Sicile ou de l'Italie méridionale. Les types (pi'elles adoptent sont nécessairement ceux de l'art iK'loi>onnésien archaïque, (pii florissait alors à Corinthe, a\ Sicyone, ;\ K.i^rine, et dont

LA ^IETALLUPlOIE.

le Callon de Quiiitilien était un des principaux représentants. Ces types, une fois adoptés, se perpétuent naturellement, par la raison que les industries du huccliero et des signa font leurs reliefs ou leurs figurines avec des moules et que les moules se transmettent de génération en génération dans les ateliers, servant à tirer un nombre indéfini d'épreuves, lesquelles à leur tour, par surmoulage, peuvent donner de nouveaux moules, destinés à remplacer les premiers, et ainsi les mêmes formes s'immobilisent pendant des siècles, consacrées à tout jamais par une routine mécanique, et faisant pour ainsi dire partie de l'outillage d'im atelier.

Considérés au point de vue des sujets , les petits bronzes étrusques peuvent se classer en trois catégories. La première, qui est aussi la plus riche, comprend les figurines mythologiques. J'en ai déjà signalé quelques types en étudiant les formes de la sculpture religieuse.

Celui qui revient le plus souvent, avec l'Apollon de Ténée et l'Aphrodite pinçant sa robe, c'est le type du dieu guerrier armé de pied en cap, brandissant une lance et se couvrant de son bouclier (fig. 341).

Ce type, qui est d'origine grecque et dont maint bronze archaïque trouvé en Grèce nous offre l'image ', a fourni une multitude infinie de répliques et parait avoir été extraordinairement populaire en Etrurie. Les formes se modifient à la longue sous l'influence des modèles grecs de date plus récente; le corps s'allonge plus ou moins, les mouve-

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Fj^r. 3-14. — Suppliante en prioie. Bronze voiif. Annali, 1861, tav. d'agg. I, 2. Hauteur, 0",15.

î. Voir eu particulier la statuette de guerrier armé de pied en cap provenant de Tégée et pu-

bliée par Julius, Mittheilungen (Athènes), III, 187t<, p. 14 et SUIT., pi. I, "2.

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L'ART ETRUSgLE.

ments perdent un jteu de leur raideur primitive, le modelé s'assouplit, pour aboutir à des statuettes d'uu art moins pesant et qui rajipellent de loin le Mars de Todi ; mais le type demeure toujours à peu près le même, avec son attitude caractéristique et ses attributs traditionnels. Dans une seconde catégorie ou pourrait classer les figurines votives qui n'ont pas de caractère mythologique. Telles sont, par exemple, les deux statuettes d'enfants nus, assis par terre, avec une bulle au cou, que Ion voit au musée du Vatican, et dont l'un joue avec un oiseau ' ^tig.342l ;

Fig. 315. — Lûbonrcur avec sa charrue. Bronze rotlf trouvé & -\rcz20. Musée Kircber A Rome. .Micali. i/oii.p r ifrr., pL CXIV. Moitié de la grauileur r elle.

l'enfant nu delmut, portant une oie, dumu.séedeLeyde >tig. 343) ; l'enfant debout et offrant une pomme, du musée de Cortone " ; l'athlète du Cabinet des médailles, dont j'ai parlé plus haut; une figurine i)ubliée jvir Brunn' et représentant une femme vêtue d'une tunique et d'un manteau, debout dans l'attitude et avec le geste d'une suppliante en prière (fig. 344). A cette même catégorie appartiennent sans doute la plupart des figurines qui rapjiellent le type de l'Apollon de Téuée et de l'Artémis archaïque; car il est difficile d'affirmer que toutes soient

1. MiuroGregorlano, I, pi. XLItl, avec iincriptions dèdicatoirci. Li |ircmiérc rient île Cornito, la seconde Je Piroaio.

2. Annali, 18(il. |i. .130 et Buiv. : t.iv. d'.ipe. F, .1 et 4. H.^uteur, On'.O.H.

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