‹ L'art étrusqueChapitre 30 sur 357 · Je n'ai pas à reprendre ici le problème de · texte numérisé non relu

Je n'ai pas à reprendre ici le problème de

AP.T ÉTKUSQUE.

la décoration géométrique. Sur cette question encore obscure, voirie résumé de Rayet dans l'///.vtfdre de la Ci'i'a?niqu£ grecque de Rayet et CoUiguon, p. 1 9 et suiv.

5S I.ART ÉTlilSQl'E.

et de Cliypre. Dès lors une seule explication demeure possible : il fout croire que ces formes ont été introduites en Italie par les hasards du commerce méditerranéen. Dès une haute antiquité il y a eu une marine dans la mer Egée; de nombreux navires couraient le long des côtes de l'Asie Mineure, des îles, de la presqu'île hellénique, et plus d'un, contournant le Péloponnèse, a dû être amené jusqu'au fond de l'Adriatique. Ces navires avaient des poteries, la vaisselle même de l'équipage, et il a pu se faire que telle ou telle de ces poteries, laissée en passant entre les mains des indigènes, ait servi de modèle aux artisans de l'Italie. L'hypothèse n'a rien que de très naturel. Elle est d'ailleurs confirmée par ce fait que parmi les grossières céramiques des premiers ^jo^^:/ on trouve quelques pièces d'une techni(|ue toute différente et beaucoup ]ilus parfaite, façonnées non plus à la main mais au tour, décorées de motifs géométriques non j)as incisés mais peints '. Ces pièces ne proviennent certainement pas d'une fabrique locale, puisqu'en Italie on ne connaît pas encore et n'est pas près de connaître l'usage du tour : ce sont des objets d'importation. Il est curieux d'observer que ces vases d'une facture et d'une ornementation nouvelles donnent l'éveil î\ l'industrie indigène. On voit qu'elle s'ingénie à les imiter tant bien que mal. Elle essaie à son tour de fabriquer d'après ces modèles des poteries h peintures ■ : on en recueille quelques exemples dans les pozzî. Ce qu'elle fait là pour l'urnementation, pourquoi ne l'aurait-elle pas fait pour les formes?

vî :.'. — i.A mi:t.\i.i.ii;(;ie.

Si les céramiques sont très altondantes dans k-s pozzi de la première période, en revanche les oltjets métalliques y sont assez rares. Il y a des tombes dans lesquelles on n'iii a pas recueilli un seul; d'autres, et en grand nonilire, n'init ipie des débris insignifiants. Les

1. Annnli. lHt3, p. SiT. ""■*. Muniimtnli . XI. 1 2. .Iimn/i, l»i»3, p. 21>;t, tnr. iVagp.. U, u» ■•. pi. 6!«, !!•• J»«t 2s. I

LA PREMIÈRE CIVILISATION ÉTRL'SQUE.

Étrusques sout encore pauvres en métaux. Ils n'ont presque pas d'or ni d'argent, ni de fer. Le bronze constitue à peu près à lui seul leur fonds métallurgique. En bronze, ils ont quelques vases, des pièces d'armure ou d'éqiiipement , des armes, et divers accessoires de parure ou de toilette.

On ferait vite le compte des vases. Les fouilles de Bi-

/rTj

Jfmiumeti'î, XI. i'.

Fig. S". — Tasse de bronze.

Maimnunli, XI, pi. 69, n" 7, au 1,4.

senzlo, de Cornéto^ de Vétulonia , d'Esté et de Bologne (fonds Benacci) en ont fourni une vingtaine environ, et encore ne les a-t-on rencontrés que par exception, dans certaines tombes particulièrement remarquables, soit que ces tombes aient été celles de grands personnages, soit, ce qui est plus probable, qu'elles appartiennent à la tin de la période qui nous occupe. Parmi ces vases on retrouve quelques-unes des formes déjà connues, la tasse sans pied qui, comme l'é-

cuelle, sert de couvercle à l'ossuaire (tig. 3G), la tasse à pied avec anse relevée (tig. 37), le vase en forme de canard monté sur roulettes (fig. 6.5), enfin l'ossuaire dit villanovien (fig. 66). Quelques types sont nouveaux, la gourde ]»late et biconvexe (fig. 64), le seau en forme de cône renversé, monté sur un pied conique qui s'élargit à la base, muni d'un col cylindrique et de deux anses qui se placent tan-

Fig. 3,S. — Ueiutui-on. Noti:ie, 1882, pi. XIII, 19. Hauteur, U",12.

LA HT ETIU'SyUE.

tôt au col, tantôt au milieu de la panse (fig. 60, 63), le brûle-parfums (?) sphéroïde, avec ses cbaines de suspension (fig. Cl), le trépied à plateau tantôt simple (fig. 59), tantôt surmonté de godets et garni d'anneaux sur le pourtour (fig. 62).

Les pièces d'armure sont des ceinturons et des casques. Les ceinturons se rapportent au type que les anciens désignaient sous le nom de jxîrpr, '. Ce n'est pas autre ( liose qu'une feuille de bronze découpée en ellipst.' allongée : la partie la plus large •ay couvrait le ventre, taudis que les deux cx- F.g. 3x - ta.*auc .le broMc. .v«w,. tréuiités s'ajustaleiit i\ une lanière de cuir

1S81, pi. V, Î3. Hintenr, 0",!1. ,i i • i -r i

que 1 ou attacliait derrière les rems avec une boucle (fig. 38). Les casques sont de deux types ; le premier est une calotte presque hémisphérique surmontée d'un tube creux destiné à recevoir la tige d'une aigrette ou d'un plumet fig. 31t). Ce tube s'évase à la partie inférieure pour s'ajuster au contour de la calotte ; au sommet il se termine ])ar une jiommette.

Le second type diftV're du précédent s par la forme du cimier, lequel est une \\Â lame plate reproduisant i\ peu près le . Jl profil de la calotte et dressée verticalement ù h» l'arc iM d'une nageoire ■«'^^ —-'"->, .....^ >, (fig- 40). Cette lame s'arrête à peu

««..««- t-«quc ù cimier. AWijfe. 18N2. près Ù ml-liauteur du cas(|ue iiour faire

|>l. .\ni. H. Ilaoteor, 0».»«. , , . . ,

place a trois petits éperons fichés horizontalement l'un au-dessous de l'autre''. Le bord de la calotte est percé latéralement de six trous, trois de chaque côté, destinés i\ recevoir l'attaihe d'une jugulaire. L'intt'Ticur ('tait garni d'une

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