‹ L'art étrusqueChapitre 301 sur 357 · Piinofka. Cak. rmrtaU$, pi. XL · texte numérisé non relu

Piinofka. Cak. rmrtaU$, pi. XL

LA .METALLURGIE.

d'un seul bras la cuvette au-dessus de sa tête, comme pour la mettre hors de la portée d'un chien qui grimpe le long de sa jambe et voudrait saisir un oiseau perché sur le bord (fig. 3G-4) ; nulle part on ne voit mieux que dans cet enchaînement bizarre de détails décoratifs jusqu'où pouvait aller la fantaisie des ornemanistes étrusques.

Le second type est celui du candélabre à branches. La base est comme précédemment un trépied, mais un trépied d'une forme plus élégante : reposant sur trois pattes de lion d'une courbe plus souple que celle des pattes de cheval ou des jambes d'iiomme, infléchi au milieu comme s'il pHait sous le poids de l'ustensile, il a une sorte d'élasticité féline qui lui doime de la grâce; il est de plus orné de fleurons et de palmettes. Le fût lisse ou cannelé, quelquefois revêtu jusqu'à une certaine hauteur d'un manchon de feuilles imbriquées , est d'ordinaire assez élevé ' et sans applique d'aucune

Fig. 366. — Base et couronuement d'un candélabre du musC-e Grégorien. Hau- SOrte. Au SOmUlCt, il JlOrtC UU petit SOclc re-

produisant le profil d'une base à moulures d'où se détachent en éventail quatre branches divergentes et que,

Fig. 3(j5. — Caudélîibre surmoiit-j d'une statuette de jongleur dansant. Musée Grégorien. Hauteur, l'",10.

I, Les candélabres de ce type ont une hauteur qui varie entre 0'",80 et I'",IO. ART étucsqite.

couronne une figurine ou un groupe de figurines. Les brandies sont des tiges pointues, sur lesquelles on piquait latéralement les torches ou les cierges ' et dont l'extrémité est façonnée en forme de bec d'oiseau, de tête de serpent, de feuille aiguë ou de fleur de lotus.

Les figurines sont de toute espèce :

l'ouvrier s'inquiète peu de savoir s'il met sur sou candélabre une statuette de divinité ou un sujet de genre.

Comme il lui faut quelque chose jtour couronner son fût, il puise au hasard dans la réserve des modèles dont il dispose, prenant tantôt un oiseau", tantôt un Hercule armé de sou arc '', tantôt une Minerve ailée portant Bacchus enfant ', tantôt un danseur ou une danseuse ', tantôt un guerrier debout i\ côté d'un cheval qui se cabre (fig. 366).

Le troisième type, d'une forme moins

svelte et moins élégante, est celui du

candélabre à cuvette monté sur un

«- a~ r-. piédestal en tronc de pyramide à trois

^ ' ' ■"" -* faces, qui repose sur trois griffes de

l lion. Celui dont nous donnons ici la

' figure, et qui appartient au Musée Gré-

Fig. 367. - c«n<iéiab« i piédestal. Ma*.:* orcgo- trovieii (fig. ?.67) , préseutc trois grîl^es

rien. Hauteur, 0",98. & \ P ) I >^

munies d'une paire d'ailes reliées entre elles par des palmettes; chaque griffe porte une petite tigure d'iionime à cheval, les jambes repliées en arrière et les cheveux tombants. Aucun des candélabres de ce type n'a une tige simple : le fût n'est pas autre chose qu'un entassement de plateaux et de disipies lentiiulaires, dont

1. La di.ipO!>ition des flamijeaux bc voit très tiicn surL'i fresque d'Orviétoqui c^t reproduite plus haut, p. 44a, fig. 202.

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