‹ L'art étrusqueChapitre 300 sur 357 · Annall, 1S74, p. 4G-48 ; 1880, tav. d'agg. V. Le · texte numérisé non relu

Annall, 1S74, p. 4G-48 ; 1880, tav. d'agg. V. Le

rase reproduit par la figure 359 se retrouve Idenque d.Tn3 la colleetiou des bronzes de Pompéi (Overbeck-ÎIau, Pomper, p. 448).

assez rare et dont l'origine doit être aussi cherchée dans la Grande- Grèce. Au quatrième siècle la céramique grecque aime à façonner des vases en forme de figures ou en forme de tètes d'homme, de femme ou d'animal '. Ces types nouveaux ne tardent pas à se répandre dans les

Fig. 302-359, — Tyjies de vaacs et (l*an9c« en bronze. Mn5<ïe Grt'goricn.

ateliers de l'Italie méridionale, nù ù partir ilii troisiriiio siècle ils jciuissent d'une grande faveur. Les Etrusipies les connaissent et les imitent en métal, comme le montre une élégante aiguière du Musée Grégorien, qui n'est pas autre chose <|irmi liuste de femme suriimuti'' il'uii lung col • (fig. 357,358). Ils imitent aussi en lironze les vases d'argent A re-

1. Kayet et Collignon, CVrnmi'/Hf jre>-</p(e, p. "jro i utid Bùsten/'vrm. et «niv. Tren, fSrirch'ucht Thongr/âut in StatutUtn I 2. ituêto Cl rtijoriano, I, pi. I.\. 1. I'.

LA METALLURGIE.

liefs, qui étaient si répandus dans le monde grec à l'époque alexandrine. Ces imitations ne nous sont encore connues que par six petits vases, dont cinq en forme de seau ovoïde et un en forme de flacon '. Tous présentent des reliefs moulés avec le vase lui-même et retouchés au burin ; quelques traces qui se voient sur uu seau de Florence donnent à penser que certaines parties, sinon toute la surface, était dorée. Les sujets des reliefs se rapportent presque tous à des scènes mythologiques ou bachiques. Ce sont les sujets favoris de l'art campanien, ceux qu'on observe sur la plupart des vases d'Arezzo et qui sont si fré-

Fig. 360. — Pompe bachiqne. Reliefs d'un flacon de bronze trouvé à Cornéto. Aiimili, 1883, tav. d'agg. K. Hauteur du flacon, ©""jOâl,

quents à Pompéi. Sur le seau Czartoryski, les reliefs ont trait à certaines légendes de Lerne en Argolide : on y voit d'une part Neptune surprenant Amymone à la fontaine et d'autre jiart Bacchus et Vénus recevant Hercule et ^linerve dans le pays de Lerne, représenté par une nymphe assise. Le flacon de Cornéto que nous reproduisons ici offre une scène de bacchanale dont il y a de nombreux exemples sur les monuments figurés de l'époque gréco-romaine (fig. 360).

Après avoir indiqué les caractères principaux de l'ornementation

1. Ces vases fàis.iient sans doute partie du mundus mulieiris. U est certain qu'ils sont du troisième siècle, comme ravait conjecturé Wissowa (Aimali, 1883, p. 157); car on en a trouvé un à Chiusi avec un miroir gravé {BnUetino, 1885, p. 201 ). En voici le catalogue : 1° seau de Bolséna, an musée de Florence (Heydemann, il'Utheil. aus

lien Anl'iktnsamml., pi. IV, .S) ; 2" seau Czartorj-ski {Gaz. archéol., 1881, p. 6, pi. I et II) ; 3° seau de JTontefiascone, au Louvre (lAirf., p. 13) ; 4» flacon de Cornéto {Annali, 1883, p. 157); 5- seau d'Orviéto (i4i<i.) ; tr seau de Chiusi {Bulhlino, 1885, p. 201).

métallurgique eu Étrurie, nous voudrious donner un aperçu de quelques u stensiles remarquables par la richesse ou l'originalité du travail. Voici par exemple un trépied provenant de Vulci fig. 3G1). Les montants se composent de trois tiges droites et de trois paires de tiges obliques en lambda, servant en quelque sorte d'arcs-boutants aux tiges

droites. Ces différentes tiges s'emboîtent à la partie inférieure, trois par trois, dans un pied en cornet couronné d'une rangée de fleurs de lotus et de palmettes et qui se termine en une grille de lion ])osée sur une grenouille. Pour empêcher l'écartement des trois pieds en cornet, on les a reliés deux î\ lieux |)ar îles tringles horizontales coudées, dont les coudes convergents portent un cercle avec trois bustes de 8ar, tyres. L'ai)pareil est in-

ll.iuttur, U'",C;.

génicux et Icger. Mais ce qui contribue i\ en rehausser le ])nx, c'est le détail de l'ornementation : les tiges sont toutes cannelées: les tiges droites sont surmontées d'une sorte de chapittau avec volutes et iialnicttcs à jour et d'un abaque portant un groupe de deux ]iersonnages. Les tiges en lambda sont réunies à leur partie supérieure jiar un demi-cercle s\ riiitérieinduquel se voient des palmettes et des fleurs de lotus à jnur, et an-des- .sus duquel se détache le groupe d'une panthcre dévorant sa proie. Tous ces motifs sont du style oriental le plus caractérisé. Ils sont coulés dans des moules et retouchés après coup au burin. Nous avons

LA METALLURGIE.

là SOUS les yeux uu des plus beaux ouvrages de la métallurgie toscane du cinquième siècle.

De tous les ustensiles de bronze fabriqués en Etrurie, les plus curieux sont les candélabres, ces fameux candélabres dont la renommée avait été jusqu'à Athènes. Ce sont aussi de tous les ustensiles ceux que nous connaissons le mieux. Il y en a partout, dans tous les musées, et le nombre s'en accroît chaque jour. Le type le plus ancien nous est fourni par la tombe del Duce à Vétulonia ' (fig. 362). La tige est un mince ruban découpé dans une feuille de bronze et fendu à la partie inférieure de manière à former deux pattes, qui, repliées en sens inverse, lui font une sorte de base. Ces deux pattes sont rivées sur un pied composé de deux autres rubans arc-boutés eu demi-cei'cle et posés eu croix l'un sur l'autre : de gros fils de bronze, cloués de distance en distance sur la tige, servent de branches pour piquer des bougies de cire ou de suif. Toute l'ornementation consiste eu une statuette d'un art primitif dressée au sommet de la tige.

Les candélabres que l'on rencontre eu Etrurie à partir du cinquième siècle sont d'une conception moins élémentaire. On peut distinguer trois types principaux.

Le premier est celui du candélabre à cuvette. Il se compose d'un bol, destiné à contenir de l'huile ou de la poix et monté sur une tige

verticale, qui elle-même repose sur un trépied bas. La plupart sont très simples et de petites dimensions : il est rare qu'ils dépassent cinquante centimètres de haut. Le pied est formé de trois pattes de

g. 302. — Caudélabre de la tombe âel Duce^ à Vétulonia.

yoHne, 1887, pi. XV, 9. Hauteur. O'",;?.

1 . Ud autre candélabre trouvé dans la même tombe et fabriqué de la même manière est surmonté d'une fleur à pétales épanouis et porte au-

dessus de chaque pied une petite statuette de lion. Nothie, 1887, p. 492, pi. XIV, ô.

LAKT ETRUSQUE.

cheval ou de cerf ou de trois jambes humaines; le fût est tantôt lisse, tantôt cannelé verticalement, tantôt analogue à une corde tordue. Tout le décor consiste en des appliques disposées avec plus ou moins de fantaisie sur le trépied , le long du fût ou sur le bol. Sur chacun des pieds par exemple est posé un oiseau ; le long du fût grimpe uu serpent, ou bien un oiseau, ou bien un personnage qui a l'air de monter à un mât de cocagne: le motif le plus ordinaire est celui d'un coq ou d'une colombe s'eftbrçant d'échapper à la poursuite d'un chien, d'un renard ou d'un chat '. Sur le I10I enfin sont posées plusieurs colombes (fig. 363).

Quelques formes sont plus compliquées. L'une, par exemple, représente un danseur chaussé de socques, debout en équilibre sur une jambe et tenant i\ bras tendu une

tige verticale le long de laquelle grin)pe un

chat pour atteindre des oiseaux perchés au

sommet". L'autre nous montre trois femmes

renversées en arrière et s'arc-boutant l'une

contre l'autre jiar la tête de manière à i'or-

mer un trépied, qui jiorte un petit piédestal,

avec une figure d'éiihèbe debout ; celui-ci rig. as*. - cond,ui.iT du mum

GrVgoricti. llnulcnr, u".53.

porte à son tour sur la tête le fût du candélabre, au sommet duquel un cinquième personnage debout élève

Fig. 363. — Candtfbbrc trooTc A Volterra. Musée de Florence- Hantear, 0".75.

1. Pour ce» divcr." type», voir ilutto Gregoriann, X, pi. XLVIII-LI ; Micali, Mo», jxr itrr., pi. XL.

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