Museo Gregoriano, pi. XCI
.'i. Voir les principaux types de la coiffure étrusque dans Darcmberg et Saglio, Dktionn, des anliijnitésjlljp. 1363 et suiv. (^Com(i').
L'ART ETRUSijL'E.
A l'époque des tombes à pozzo, quand les Étrusques étaient encore pauvres en métaux, ils se mettaient dans les cheveux des Hls de bronze en spirale, destinés î\ servir en quelque sorte d'armature aux boucles'. Plus tard, quand ils eurent de l'or et de l'argent, ces fils furent presque toujours en métal précieux. On en trouve souvent dans les tombes à côté de la tête des squelettes. Outre les spirales, les tombes nous ont conservé un grand nombre d'épingles de toutes dimensions, en os, en ivoire, en bronze, en or ou en argent. La tête de ces épingles est plus ou moins liistoriée. Les plus simples ont à leur extrémité une boule creuse ou une sorte de capsule formée de deux calottes convexes ou coniques rapprochées par leurs bords""; quelquefois la boule est en verre émaillé et surmontée d'un petit chapeau en or'. D'autres ont une roulette découpée à jour, ciniiianchée sur la tige comme sur un essieu ' .
A côté de ces types assez simples on trouve des épingles dont la tête est délicatement façonnée. La petite boule d'or par exemple, au lieu d'une sphère unie, présente des reliefs estampés ou des motifs (.-n filigrane ou en granulé". Une épingle d'or provenant de Cliiusi a une tête en forme de cône sur laquelle se détachent en granulé des figures de lions, de sphinx, de bouquetins et de panthères". Au Louvre, dans la collection Campana, on remarque une épingle d'or avec un gland au sommet'; une autre porte un socle avec un lion couché"; deux autres, en argent doré, se terminent par trois petites lentilles superposées soutenant un tambour sur lequel est dressée une tête de sanglier sur l'ime et une tête de bélier sur l'autre".
Les statues et les peintures montrent que les coiffures étrusques comportaient souvent une couronne, un diadème ou un bandeau, posés au-dessus du front, soit directement sur la chevelure, soit sur ]<■ l»>rd