‹ L'art étrusqueChapitre 328 sur 357 · I. Ce Witte, Cabinet Durand · texte numérisé non relu

I. Ce Witte, Cabinet Durand

I •-'. De Witte, CuhlnH Durand, 2079.

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luimaiiie et d'une bélière ornée de gros grains repoussés. An milieu un scarabée en cornaline brûlée monté dans une garniture dor et auquel pend un globe en émeraude, coiffé d'une couronne en perles d'or et muni ;\ sa partie inférieure d'un petit cône d'or à ornements granulés'.

/j Vingt-trois scarabées en cornaline dans une monture dor façonnée en cordelé, en astragale et en granulé, avec nne bélière richement décorée. Les scarabées , qui portent tous sur le plat des figures gravées eu creux, sont de grandeur différente , les plus gros pendant au milieu, les ])lus petits aux extrémités du collier. Ils alternent avec des boules d'or. Le collier se termine î\ chaque bout par une agrafe ornée d'un dauphin au repoussé (pi. I, 4).

Outre ces colliers à pendants multiples, d'une richesse parfois exagérée, les Etrusques en avaient d'autres beaucoup moins compliqués et qui se composaient d'une simple chaîne en fils d'or tressés avec un médaillon unique. Tel devait être le collier d'où provient la tcte de Bacchus (pi. I, 11\ Mais il est probable que la chaîne i\ médaillon ne se portait pas seule et qu'elle servait comme de complément à la riche parure étalée sur la gorge. C'est ainsi du reste qu'elle se présente sur la statue de Florence qui surmonte le sarcophage de Lartliia Scianti. Elle descend jilus bas que le collier proprement dit, de telle sorte que le médaillon, qui figure un masque de Gorgone, se trouve placé juste au milieu de la poitrine.

Les Etrusques aimaient en effet que le buste, lui aussi, eût sa parure. De là des pectoraux de bronze, de bronze doré ou d'or, comme ceux que nous avons cités plus haut", et qui, cousus sur les vêtements, formaient une éclatante cuirasse. De là aussi ces larges plaques de ceinturon qu'on a recueillies dans plusieurs tombes contemporaines des pozzi. Ces diverses i)ièces remontent, il est vrai, à unr i'|icique très ancienne, et il ne semble ])as, à voir les jieintures, que l'usage en ait subsisté au cinquième et au (luatriènie siècle : du moins, on ne trouve dans les tombeaux de cette période aucune trace de parures

I. Lonvrc, fntnlwim </« Ayoï/j-, n' 211. | 2. r«;{es lo:', lit ; tig. '.•!*, 10.1.

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analogues. Mais au troisième siècle, cette mode reparaît sous une autre forme, comme le montrent les cistes, les miroirs et un grand nombre de statues couchées sur les urnes cinéraires. A défaut de plaques métalliques, on se met sur le buste tout un attirail de chaînes. Si l'on veut bien se reporter à deux statues reproduites plus haut ', on ven-a à quelles combinaisons bizarres alioutit en Etrurie le luxe de la toilette. Do chaque côté du collier simple ou double qui s'arrondit sur la gorge, une tresse plate, formée sans doute de fils d'or et analogue aux aiguillettes de nos officiers, part d'une boucle fixée sur l'épaule et descend en sautoir jusqu'à la hauteur du ventre pour remonter vers la hanche et revenir à l'épaule en passaut derrière le dos ou bien encore pour s'attacher à la taille. Les deux tresses se croisent sous une grosse boucle qui sert en même temps de fermoir à la ceinture. Ce n'est pas tout : un large ruban, orné de perles sur les bords avec des glands en pendeloques, des glands d'or probablement, est attaché par une agrafe à un amieau fixé sur l'épaule droite, à la naissance du bras, et tombe jusqu'à la hanche en s'arrondissant devant la taille comme une guirlande. La parure est complétée par une riche ceinture qui semble avoir une garniture de perles sur les bords et de petites lames d'or appliquées de distance en distance dans le sens de la largeur. L'ensemble est lourd et d'assez mauvais goût : avec toutes ces chaînes qui s'entre-croisent, avec toutes ces boucles, ces agrafes et ces fermoirs, la femme a l'air de porter un harnachement. On se demande quelle aisance et quelle grâce elle pouvait avoir dans ses mpuvements quand elle était ainsi équipée. On se demande surtout comment elle ne cédait pas sous le poids : car il semble bien que ces chaînes aient été souvent en métal ; telles sont celles qui figurent sur un certain nombre de miroirs. Du reste, nous savons que de pareilles chaînes se portaient encore à l'époque romaine '. Cette mode bizarre n'était pas d'origine étrusque; elle existait en Grèce à l'époque

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