Pages 10 et 199; fig. 8 et
2. Pline. //. .V., X.YXIII. 40 : 'iiscnrrnnt catenœ circa lutera.
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et parait avoir été tros répaiidut' dans l'Italie iiiéridioiialo "; c'est de là qu'elle dut passer en Toscane. 4° Bracelets. Pour les bracelets, comme pour les autres bijoux étrusques, nous trouvons de ])récieuses indications sur les monuments figurés. Ceux-ci nous font connaître une multitude de formes; ils nous montrent aussi quel goût les populations italiques avaient pour cette sorte de bijoux. Nous voyons que tout le monde en portait, les lionmies aussi bien (pie les femmes, et que l'usage était d'en avoir non seidement au jioignet, mais encore audessus et au-dessous du coude \ parfois à la naissance de l'épaule et le plus souvent aux deux bras. Sur les miroirs, il est rare que les divinités et les héros de la Grèce ne soient pas chargés de bracelets. Les sculpteurs des bas-reliefs funéraires ne manquent guère d'en attribuer aux Furies. Sur un bas-relief de Florence re|)résentant Laïus assommé par Q'>dipe avec la roue de son char brisé, on voit des bracelets au bras d'(Kdipe \
Les bracelets recueillis dans les tombes sont en bronze, quelquefois en fer, mais le plus souvent en argent ou en or. L'anneau est tantôt ouvert, tanioi fermé. Les uns sont des torsades, d'autres de simjiles ruluins, d'autres tles tresses en iiligrane, d'autres des spirales imitant les enroulements d'un reptile et terminés par une tête de sor|)ent : ceux-ci
— Portion irnn d'or à clmrni^rv». Uu*^c 4lu Lon- Tre. Gnui'lnir rMl*.
1. Un Amour m terre cuite, proveii.int de ÎIjTin.i. pni-ciitc la double clialnc eu y.iutoir. Pottier et Rcinnch, .\rfropole ilr Afyrinn, pi. XVI. Voir »ur cette p.irnre, dont la premivro origiue est eu Orieut. lc< indicntion.i bildiogr.'ipliiquc8 réunies dan» cet ouvrage, p. 2i'.l, note .'i, et p. 'M3, note .1.
2. Le» v.i»es peint» de h Gr.inili'-On'it' montrent aouvcnt de- figure- accoutrées do la eortc. reut-ctrc & rorigluc, ce» chaînes araiciit-cllc» quelque signilication symiioliquc ou funéraire. U ei<t A remarquer que \c* Furies sont ]irc»qne toujours représentée» avec de» chaînes croisée* sur la |>oitr{ne.
H. Voir plus h.iut, p. 31 1, fig. 209. «. Micali, .1/ori. i"r tert., pi. CV.
LA BIJOUTERIE
Fig.387.— Bag-.ied'or en spirale. Musàe
se plaçaient d'ordinaire entre le coude et l'éjjaule, sur le gros du bras. Notre figure 386 reproduit un beau bracelet du Louvre : il se compose de plusieurs petites plaques rectangulaires reliées entre elles par des charnières et décorées d'ornements en cordelé et en filigrane. Le travail en est d'une grande délicatesse.
Les bracelets étrusques avaient quelquefois des incrustations dos, d'ambre, de verre émaillé ou de pierres précieuses. Quelquefois aussi on y attachait des pendeloques, des perles par exemple, des olives, de petites amulettes en faïence vernissée. Sur le miroir de Berlin, Bacclius porte au coude un bracelet avec des bulles. Les mêmes bulles pendent au bracelet de l'Apollon de Fer- g-- gonen. rare (fig. 209).
ij" Bagues. Les Etrusques aimaient à porter plusieurs bagues. Souvent tous les doigts de la main en étaient pourvus, même le pouce, comme le montre une main de bronze du musée de Cortone '. La statue de Larthi'a Seianti et celle de Seianti Thanunia en ont plusieurs à chaque doigt, presque autant que de phalanges. Aussi trouve-t-on dans les tombeaux beaucoup d'anneaux et de bagues, en bronze, en argent, en or, en fer même ou en fer avec une légère enveloppe d'or. La plupart de ces anneaux n'ont rien d'intéressant, n'étant guère que des cercles analogues à nos alliances, tantôt en métal uni, tantôt ornés de dessins en filigrane ou en granulé ". Quelquefois, au lieu d'un cercle la bague a la forme d'une spirale avec une tête à chaque extrémité (fig. 387). Le type que les Etrusques paraissent avoir préféré est celui de la bague à chaton. Les unes ont pour chaton un scarabée de pierre dure, enchâssé dans une monture d'or qui fait corps avec l'anneau, ou bien percé d'un trou dans le sens de la longueur et enfilé dans l'anneau de manière à tourner autour de son axe (fig. 388). Les autres bagues ont un chaton d'or,
.g. 388. — Bague d'or avec un chaton eu forme de scarabée. Mus^-e Grégorien.
1. Gori, Mus. Corton., pi. LXXXI. Nothie, 188r., p. 3tJ0. •2. Cozzadini, Ullerioii fmpeite, pi. XVII, 13.
L'ART ET RUSQUC.
ordinairement très gros, dont les dimensions varient entre trois et cinq centimètres pour la longueur, entre deux et trois centimètres pour la largeur. La forme est celle d'une amande ou plus ordinairement d'un cartouche rectangulaire arrondi aux angles. Le ])lat, qui n'est pas autre chose qu'une feuille d'or estampé, dont les bords se replient et s'appliquent sur le contour du chaton ' , porte des figures en creux, dont les unes sont empruntées à lart oriental, dont les autres se rapportent à la mythologie grecque. Le motif qui revient le plus souvent est celui que l'on voit au-dessus de la porte des Lions à Mycènes, le motif assyrien des deux animaux affrontés, sphinx et lion, sphinx et cerf, sphinx et cheval ailé". On trouve encore im autre motif d'origine assyrienne, celui de la divinité ailée domptant un sphinx et un lioii qu'elle tient par une patte ^ Une bague à chaton d'or qui est aujourd'hui au Cabinet des médailles offre au contraire une scène empruntée aux fables de la Grèce, Apollon debout dans un char attelé de chevaux ailés et tuant Phlégyas à coups de flèches '. Au même ordre de sujets aj)partieiit la bague Ramsay avec la figure d'Admète debout dans un char traîné par un sanglier et un lion, ])récédé dune divinité assyrienne à deux paires dailes '. Plusieurs bagues montrent le char d'Apollon attelé de quatre chevaux ailés ".
Les bagues <\ chaton d'or présentent en général, outre les figures du jtlat, divers ornements en relief, des dessins en filigrane ou en granulé autour du cartouche, et des animaux ciselés aux points d'attache de l'anneau. Sur la bague du Cabinet des médailles représentant Apollon et Phlégyas, le cartouche s'ajtpuie de chaque côté sur une Chimère. Ailleurs le cartouche est comme enchâssé entre deux têtes de cygne '.
I. Sur la tcclinif|uc .«pccialcdc ces ba;;uc9, voir les inti'rc8«aDtca remarques de Fontenay, Hijoiix nncifiiM rt mnihrnf*^ p, S.'i, 2<!.
-.'. ClialjouiUct, fatulogiit, 2010, 2611, 2618, ïfil.-,, 2i!17.
.•t. Biillrllmo, 1884, p. 1?0. De Witte, Cnblurt J'urnwl, iUt». ChabonillGt, Cnlalogut, Ï(!I8. King. Aniik i/fmtanil ring), p!. LVI, 2.
l. Clubouillft, Catalogue, 2614.
.'i. AbckcD. J/i«<-/iV«/i>n,pl. VII. I': On trouvera cette b-igiic reproduite d.ins Paremlierg et Saiclio, Dictionn. •!<■» nii/iymV.V, I, p. Tt', tig. 109.
«. Cluibouillct, l'atnlogHf, 21)10, 2iI20. Annall, 1K3.1, p. tu.