‹ L'art étrusqueChapitre 339 sur 357 · Impronte, V · texte numérisé non relu

Impronte, V

Ij. Mica.li,Mon.pei- serv., pi. CXVI, G. De Witte CaIjinH Durand, 2198. BuUettino, 1834, p. 118.

LAIÎT ETRUSQUE.

les miroirs, c'est-à-dire désignant par sou nom le personnage figuré sur la pierre. A côté d'une scène de combat on lit Herde et Kukne, les noms d'Hercule et de Kycnos, les deux adversaires '. Un héros, armé d'un marteau et debout devant la poupe d'un navire, est désigné sous le nom de Easiin (Gason) ". Ailleurs on rencontre les noms de Tide (Tydée, fig. 395) \ de Kapne (Capanée) \ de Kastur (Castor, fig. 394) % de Utlnize (Ulysse) *, de Menrva (Minerve)'. De toutes les pierres gravées avec inscriptions étrusques, la plus remarquable est une intaille, souvent citée et souvent décrite, qui est aujourdluii au musée de Berlin (fig. 396). Elle représente le conseil de guerre des héros devant Thëbes. On y voit Adraste {Atresthe) avec Tydée {Tute), Polynice [Phulnice), Partliénopée {PartJianape) et Amphiaraùs {Amphtiare) '.

Après avoir essayé de classer les pierres gravées trouvées en Etrurie, nous devons nous demander s'il convient Fig. 395. -Tydée clc Ics attriliucr toutes à l'industrie étrusque, ou, au con-

(Tule) blessé.

tombant sur les traire, s'il faut les regarder toutes comme des objets

genoux. Scara- t i* 1

we du Cabinet luiportcs cu Italie par le commerce.

des Miklailles. .^^ . , i ' i i* •■ / mi ^ i

En ce qui concerne les scarabées de laience emaillee, le doute n'est pas possible. Ils sont de provenance phénicienne. Deux peuples seulement dans l'antiquité ont pratiqué l'industrie do la faïence émaillée, les Égyptiens, qui paraissent en avoir été les inventeurs, et les Phéniciens, qui, pour les besoins de leur exportation, ne cessèrent d'en faire des imitations. Comme de ces deux peuples, les Phéniciens sont les seuls qui ont eu des rapports directs avec l'Italie, c'est j\ eux qu'il faut attrilnier les scarabées de faïence émaillée. Du reste, si parmi ces scarabées, il y eu a quelques-uns qui présentent des hiéroglyphes déchiflVables et des symboles vraiment égyptiens, la plupart ont des dessins si grossiers, si informes, qu'ils trahissent la contrefaçon i\ bon marché. 11 semble même que plus d'un jiorte des carac-

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