King, Antik Htm,, II. pi. XLII. s
LA GLYPTIQUE ET LA NUMISMATIQUE
tères phéniciens. Ces caractères ne sont pas très nets, et les orientalistes consultés par M. Ghirardini ne se prononcent qu'avec réserve'; mais ce que tous affirment, c'est que la facture n'est pas égyptienne, que les hiéroglyphes ou les symboles figurés sont de pure fantaisie, en un mot que les scarabées en question ne j^ro viennent certainement pas des bords du Nil.
On peut même aller plus loin et déclarer qu'ils sont de fabrique carthaginoise". Si l'on considère en effet les tombes étrusques dans lesquelles ils ont été découverts, on constate qu'ils ne paraissent que dans des tombes postérieures à la fondation de Carthage, dans des tombes kpozzo de la dernière période et dans des tombes à fossa '\ Et même à ce moment ils sont encore assez rares. Ils se multiplient surtout à partir du septième siècle, c'est-à-dire précisément à l'époque où, comme nous l'avons vu, le commerce carthaginois a pris possession des marchés de l'Etrurie. Mais ce qui, mieux que tout autre argument, démontre leur provenance carthaginoise, c'est la découverte que l'on a faite en Sardaigne d'une multitude de scarabées tout à fait semblables, de même matière et de même style. Or ceux de la Sardaigne sont indubitablement des produits carthaginois \
Si des scarabées eu faïence nous passons aux scarabées en pierres dures, nous devons faire une distinction entre les intailles de style pseudo-assyrien, les intailles de style grec sans inscriptions et les intailles de style grec avec inscriptions étrusques. Les intailles de style pseudo-assyrien sont tellement rares eu Etrurie, qu'il est difficile de croire qu'il en existât une fabrique dans le pays. Ce sont évidemment des objets jetés en passant parle commerce. Mais qui les a apportés?
Fig. 396. — Couseîl de guerre des héros devant Thèbes. Scarabée du musée de Berlin. WiiickeLmann, Mon. ined., pi. CV. Au double de la grandeur réelle.