‹ L'art étrusqueChapitre 349 sur 357 · Dceckc, F.lr. .Uihizir., pi. I, G · texte numérisé non relu

Dceckc, F.lr. .Uihizir., pi. I, G

r.. Dccckc, Kir. .yfùn-.ir., p. 100. — Voir (ibitf., p. 90-98) reTplicationdel'inscription )>/c/xi/)i. lui, selon Dccckc, ne scmit pa" autre cho«c qu'une gignntnrc compoo^e d'un prénom (IW), d'un pn>nom paternel abrtgi (;) et d'un nom (/'nj>i).

LA GLYPTIQUE ET LA XU.AI IS^IATInUE. 607

de Milet, ainsi que sur celles de Velia et de Marseille, toutes deux colonies phocéennes. D'autre part Apollon figure sur les monnaies de Milet, de Colophon et de Marseille. Ces observations permettent d'indiquer à peu près dans quelle région de l'Etrurie le monnayage a commencé. Le commerce phocéen s'étant surtout répandu sur les côtes de la Ligurie et dans le voisinage des bouches de l'Aruo, c'est dans la Toscane septentrionale qu'il convient de chercher le lieu d'émission des premières monnaies d'or étrusques, peut-être à Popitlonia, à Pisœ ou à Rusellœ. Mais si les premières monnaies d'or sont frappées dans les villes maritimes, l'art du monnayage ne tarde pas à pénétrer au cœur de l'Etrurie : du moins il est permis de le conjecturer d'après l'inscription Velsu, qui désigne, selon toute vraisemblance, la ville de Vulsinii.

Les plus anciennes pièces d'argent se montrent en Etrurie à peu près à la même époque que les premières pièces d'or. Sauf une ', elles n'ont toutes d'effigie que sur le droit et présentent soit une tête d'homme barbue, de Jupiter probablement, avec une couronne, soit ime tête imberbe d'Apollon ", c'est-à-dire des types qui, comme ceux des pièces d'or, dérivent des types ioniens d'Asie Mineure, colportés en Occident par les colonies phocéennes. Un type un peu plus récent, mais qui semble encore appartenir au cinquième siècle, est celui des pièces à revers lisse portant au droit un polype à huit tentacules ^, type fréquent dans la numismatique des villes grecques de l'Italie méridionale et de la Sicile.

Le monnayage de l'argent se développe surtout en Etrurie à partir du quatrième siècle, lorsque l'éclipsé momentanée de la puissance maritime d'Athènes laisse le champ libre au commerce syracusain dans les eaux de la mer Tyrrhénienne. C'est à cette période, qui correspond d'ailleurs à l'apogée de l'art monétaire en Sicile, que se rapportent les monnaies d'argent les plus nombreuses et les mieux frappées que nous ait laissées l'Etrurie. Nous ne pouvons pas toutes les passer en revue, les types étant très variés : il suffira d'en indi-

1. Elle porte une roue au revers. Sambon, Ue- 1 2. Deecke,£. il7.,p. 10, n°' 7-10». cherches sur les monnaies, p. 51, n°40. | 3. Deecke, E. V., p. )0G, pi. I, 4.

quer le caractère général et de présenter quelques exemples. Un trait commun aux pièces de cette série, c'est que d'abord elles sont conçues suivant le système monétaire des Syracusains, dérivé du système attique, et qu'ensuite elles n'ont toutes, à très peu d'exceptions près, qu'un seul type, au droit. Celles qui par hasard sont marquées au revers n'y portent qu'un symbole très simple, une massue par exemple,

ou un polype, ou un croissant, ou mi caducée, ou un trident, ou une roue, ou une étoile '. Parmi les types les plus intéressants, on peut citer le masque de Gorgone, vu de face, Fig. 307-393. - Monnaus d»rgciit cic PopaioDia, la bouclic ouvertc ct la lauguc pen-

à révère li?«€. Cabinet des Médailles.

dante (fig. 397) -, la tète d'homme couronnée de laurier ^ probablement la tête d'Apollon (fig. 398); le sanglier marchant sur des rochers ' (fig. 399): la plupart de ces pièces paraissent avoir été frappées à Populonia.

Dans le nombre des monnaies d'argent, il faut faire une place i\ part à une série qui porte rinscrii)tion Thezle ou Thezl. A cette série se rapportent les deux ])ièces reproduites par les ligures 40U et 401. Lune présente au droit une Gorgone courant les ailes étendues, et au revers une roue avec son essieu; sur l'autre on

rig. 399. — Uonnale d'argcr.t Je * i , . . •

ropiiionia, à rcrcra ujm. cabi- voit au droit uuc têtc de goiue lutemal reprend des MMailIcs. / i • i

sentée de trois quarts entre deux serpents, et au revers un sjihinx assis. Dans la même série se i)lacent les types de la tête de vache au droit et de l'hiiipocampe au revers"'. Ce qui distingue ces pièces, c'est que, tout en étant contemporaines des autres monnaies d'argent du quatrième siècle, comme le prouve la tête placée de trois quarts '', elles ne répondent i)as i\ l'étalon généralement adopté en Étniric à cette époijue, mais se rappnitc-nt à un système plus

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