‹ L'art étrusqueChapitre 348 sur 357 · Stettiner, M'MheUungen (Eome), I, p. 182. VI, p · texte numérisé non relu

Stettiner, M'MheUungen (Eome), I, p. 182. VI, p

3. Gamurrini, /'«i-ioJ.'ii n«mijfma(., IV, p. 20!< ; .i. Gamurrini, Perioil. di numism., VI, pi. Ilf, VI, p. .02, .05. I H).

L'ART ETRUS^a'E.

indigène, monnayage encore bien primitif, puisque les rondelles n'ont point d'effigie.

Les monnaies étrusques sont eu or, en argent ou en bronze. Le nombre des monnaies d'or que l'on possède est peu considérable : il se réduit à dix espèces différentes ', et encore ces dix espèces ne se distinguent-elles souvent que par des signes numériques indiquant le rapport à l'étalon et la valeur de la pièce. Elles se ramènent en réalité à quatre types. Deux n'ont d'effigie que d'un côté : ils présentent l'un une tête de lion, la gueule ouverte et la langue pendante ^, l'autre une tête de jeune homme avec les cheveux plus ou moins crépus, qu'on prend quel(|uefois pour une tête de nègre ' et qui paraît n'être qu'une tête d'Apollon couronné ', Les deux autres types ont une marque au droit et au revers : on voit sur lau une tête de femme, au droit, et un chien bondissant, au revers, avec l'inscription Veisu''; sur l'autre une tête d'éphèbe couronné de myrte, au droit, et au revers, un taureau passant, une colombe avec un rameau dans le bec, une étoile et l'inscription Vehpapi'^'. L'analyse de ces types, dont les plus anciens paraissent remonter au début du cinquième siècle avant notre ère, peut-être même à la fin du sixième, nous laisse entrevoir par suite de iiuelles influences l'art monétaire a pris naissance en Etrurie. L'idée de donner une effigie à des rondelles de métal précieux ne vient aux Etrusques que le jour où ils se trouvent en rapports avec les Grecs et qu'ils apprennent par expérience i\ apprécier les avantages de la monnaie. Ce sont les Phocéens (]ui leur fournis- Bent les premiers modèles de leurs pièces. Celles-ci sont en effet conçues dans le système ionien, et les types sont ceux qui iiaraissent avoir été le plus familiers aux villes ioniennes de l'Asie Mineure et que les Phocéens ont conservés dans leurs colonies d'Occident. Le lion par exemple figure sur les monnaies de Phocée, de Cyzique et

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