‹ L'art étrusqueChapitre 351 sur 357 · CIO · texte numérisé non relu

CIO

L'ART ÉTRUS<JUE.

Fîg. 40-. — Face et révère d'an as de Volterra en bronze coulv. avec l'inscription Virlathi-i. 1,2 de la grandeur réelle.

eu croissant arc-boutés en sens inverse contre l'essieu, tantôt une roue sans rayons enfermant dans sa circonférence une haclie à douMe tranchant, ou un cratère, on une amphore, ou une ancre, ou une tête coiffée du tutuhis, ou bien enfin une hache avec une hince*.

Les pièces de bronze frappées appartiennent toutes à la dernière -.„ période de la civilisation

^\ \y ; \ étrusque, au troisième et au deuxième siècle avant 1} "^^^ ' \ 1^^^-' ■ . / notre ère. Leur apparition

''^ ""'' ' coïncide avec une modifi-

cation du système monétaire qui a pour effet de réduire le poidsde l'étalon -.

Aussi ont-elles, à valeur égale, des dimensions très inférieures à celles des pièces coulées de la période antérieure. Mais ce n'est pas seulement par ]k qu'elles en diffèrent : elles présentent aussi une série de types nouveaux. Ceux-ci sont tous conçus dans le goût du temps, dans ce goût niythologitjue que nous connaissons déjà par

les bas-reliefs, les peintures, jj^'CSS^fc. les miroirs et les pierres gra-

*>■ \ . >v-^^ vées. Le droit porte une tète 15^ ']j de divinité, Janus, Hercule,

Minerve, Vulcain, Neptune, riuton, Jupiter, Esculape, ou Apollon. Au revers on voit presque invariablement un syiiil'ule en relation avec la figure du droit, un caducée et deux étoiles par exemple pour ]\Iercure, un marteau et dis tenailles pour Vulcain, une chouette sous un croissant et deux étoiles pour Minerve, (fig. 403), une massue, un arc et une flèche junir Hercule, un liippncampe jtour Neptune, un aigle jiour -Tupifer. un griffon pour PInton,

Fig. H03. — Fkc et rêvera d'ane monnaie de Po|iulonia (l^uj'IumO, en bronze frappé. Cabinet des Médaille».

I. Deccke, £■. .M.,\i. '2I-;il.Lctyi)C de l'ancre parnlt ni'partcnir h VOtulonia. Dccckc , p. 130. Sur l'attriljutioD , d'nilICQr.<< a.«<icz problimatiquc de* Rutrcj t>-pe.>, voir Dccckc, p. 131-HO.

2. La ni^me révolution se |>roduii*it iV llomc au dtbnt du troisième sii'cle. h'w, au lieu de )>cscr une livre, ne pesa plus que le tiers d'une livra : d'ot'i le nom d'iM Irimlnl subsliluù A celui d'a> Vibrai.

LA GLYPTIQUE ET LA NUMISMATIQUE

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nu serpent ponr Esculape '. Outre qnelqnes signes indiquant le rapport à l'étalon, les pièces ont souvent le nom entier ou abrégé (le la ville oii elles ont été frappées. On relève ainsi les noms de Populonia (Fupluna), de Télamon, le port de Vétulouia (Tla) , et de Vétulonia (Vatl). La légende Peithesa ou Peiresa, qu'on trouve sur plusieurs pièces recueillies dans le val de Chiana, pourrait s'appliquer à Pérouse ; mais l'attribution n'est pas certaine.

Tout ]>ien considéré, la numismatique étrusque est pauvre. Evidemment l'art monétaire n'a jamais été bien florissant en Toscane. C'est un art d'emprunt, qui n'a aucun type à lui, ijui imite adroite et à gauche les monnaies jetées dans le pays par le commerce hellénique. Il n'a aucun style, la plupart des coins ayant été gravés d'une façon in]parfaite par des ouvriers peu exercés. Les seules pièces qui méritent d'attirer l'attention sont celles de Populonia ; mais avant d'en faire honneur aux Etrusques, il faudrait être sûr qu'elles ne sont pas l'œuvre de quelque artiste grec travaillant en Etrurie.

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