‹ L'art étrusqueChapitre 38 sur 357 · La priMOcc dans les pozzi d'ubjcta de itylo · texte numérisé non relu

La priMOcc dans les pozzi d'ubjcta de itylo

orientai. coiuuH- le vase li rouiuttoaet le pcarabc-e. ne prouve pas contre l'iiypothèsc d'une imiiortation belli^nique. Pendant des sii'clca la Grèce a été inondée d'article* phéniciens. — Sur un ceinturon de bronze trouvé tUins un i>os:o de Cornéto et

LA PREMIERE CIVILISATION ÉTRUSQUE

maritime, celui de ]Minos, roi de Crète ; ses iJus auciemies légendes se rapportent à des expéditions maritimes'. Dès le quinzième siècle avant notre ère, il existe dans la mer Egée une marine assez puissante pour tenir en échec celle de la Phénicie : les Phéniciens finissent même par reculer devant elle -. Est-il vraisemblable que les Grecs, ainsi débarrassés de la concurrence phénicienne, se soient cantonnés dans les eaux de l'Archipel, de la mer Ionienne ou du golfe de Corinthe? Comment, avec leur esprit d'entreprise, leurs instincts de pirates -et de marchands, n'auraient-ils pas cherché hors de ces parages l'emploi de leur merveilleuse activité '■' ? Quelques heures de bon vent les jetaient eu ItaHe et, mieux encore, le simple cabotage le long des côtes de l'Epire les conduisait naturellement d'escale en escale jusqu'à l'embouchure du Pô. On remarquera que plusieurs mythes grecs, ceux de Circé, des Sirènes, de Charylide et Scylla, sont localisés eu Italie ou dans le Aoisinage , que les traditions ne manquent pas sur le passage de populations pélasgiques de Grèce en Italie à travers la mer Ionienne ou la mer Adriatique ; qu'eniîn des légendes, contestables il est vrai , rapportent la fondation de Cumes à des marins d'Eubée émigTés vers le onzième siècle. Ces souvenirs confus d'une

Ossuaire villanovien en bronze. Xot pi. Sn, 14. Hauteur, O^.SS.

décoré d'ornements repoussés, on voit dans un coin la figure d'une tortue gravée au trait. Çinnali, 1883, p. 286; Monumenti, XI, pi. LIX, 4 a.) Il semble que ce soit une marque ajoutée après coup. Si cela était, Vobjet serait d'origine liellénique : on sait en effet qu'avant le cinquième siècle Égine et plusieurs villes du Péloponnèse avaient pour marque nue tortue : d'où le nom de yiXw'ii.: que l'on donnait à leurs monnaies.

.\P.T ÉrRl'SCJUE.

(Pollux, IX, 74. Hésychius, -/siwv»!.)

1. Thucydide, I, 3 et suiv. Voir Dumont et Chaplain, Céramiques, p. Tii et suiv.

Page 1