Maspéro, EUt. ancienne, p
3. Dans Homère (^Odyssée, XX, 383), les prétendants conseillent à Télémaque de transporter sur un navire ses hôtes pauvres et d'aller les vendre chez les Sicules, c'est-à-dire probablement sur la côte d'Italie la plus voisine d'Ithaque.
LART ÉTKUSQUE.
antiquité perdue dans les hrouillards de la fable indiquent un va-etvient entre les péninsules hellénique et italique.
Je crois donc que l'origine première des Inonzes villanoviens n'est pas en Étrurie. Est-ce à dire que tous les bronzes de ce style sans exception, aussi bien ceux qui se montrent dans les plus anciens pozzi que ceux qui se rencontrent par la suite, soient de provenance étrangère? Je n'irais pas si loin. Nous avons vu [ilus haut, en étudiant les céramiques, que de bonne heure les Etrusques ont essayé de reproduire les formes de certains vases importés et de fabriquer tant bien que mal des poteries peintes, si l'imitation de celles que les hasards du commerce avaient mises entre leurs mains. Ce qu'ils ont fait ]>onr la céramique, pourquoi ne l'auraient-ils pas fait aussi pour la métallurgie? Malheureusement le départ entre les objets métalliques travaillés par eux et les objets analogues travaillés en dehors do l'Italie est difficile à faire : on n'a pas, comme pour les vases, un critérium certain, la facture à la main ou au tour. Tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'au moment où l'usage des pozzi est prcs de disparaître à Cornéto pour faire place aux séjmltures à inhumation, il semble que les Etrusques aient réussi à s'approprier la technique du l^ronze martelé et rivé. On a en effet, datant de cette époque, un ossuaire villannvien en bronze (fig. <»6). Ce type d'ossuaire étant particulier j\ l'Italie, le vase métallique qui le reproduit peut être considén' comme étant de manufacture locale '.
1. C«t ar^mcDt, qni est donné aussi par ITndset {Annali, IHéS, p. bi*-8!>), n'est pas absolnment décisif et je le présente sous tontes rùserres. Il se pourrait que le rase métallique fût le type primitif importé et qac rossnairc dit rillanovien ne fut qu'une imitation en terre rnitc, comme le sont la plupart des Tases de la même époque. On exagère beaucoup, je crois, le caractV:re traditionnel et en
quelque sorte consacré de l'ossuaire rillanovien. n y a d'.iutte.s formes d'ossnainos dans les pozzi, le seau conique, entre autre.«, imité du seau en bronze, et & Pop^io Itenio le pot & |>anse sphéroïde. J'ajoute que la forme même de l'o^suairo Tillanorien composé de plusieurs troncs de cône Buper|<osés iicmble «lériTcr d'un prototype en cornets métalliques assemblé.^ l>onl contre bord.