‹ L'art étrusqueChapitre 40 sur 357 · LA CIVILISATION ÉTRUSQUE AU NORD DE LAPENNIN · texte numérisé non relu

LA CIVILISATION ÉTRUSQUE AU NORD DE LAPENNIN

Ce que nous avons dit jusqu'ici de la première civilisation ctrusque s'applique aussi bien à la région circumpadane qu'à la Toscane. De part et d'autre le mobilier funéraire des ^J0.^^^' comporte à peu de chose près les mêmes types de poteries et de bronzes. C'est que nous sommes encore à une époque voisine du moment où les tribus étrusques, après un commun séjour dans l'Italie du nord, séjour dont il est d'ailleurs impossible d'évaluer la durée, viennent de se séparer en deux tronçons, les unes restant toujours au nord de l'Apennin, cantonnées surtout dans la région dont Bologne est la capitale, les autres ayant passé les montagnes et pris possession de l'Italie centrale. Une fois divisées par la barrière de l'Apennin, les deux fractions de la race cessent d'avoir entre elles des relations suivies. Pendant quelques siècles, jusqu'au jour où une politique d'expansion et de conquête ramène vers le nord les Etrusques de la Toscane, elles vivent étrangères l'une à l'autre. Tandis que l'une entre en contact avec des peixples d'une culture supérieure et se forme à leur école, l'autre, moins favorisée par les circonstances, demeure en arrière et fait peu de progrès. Il y a ainsi deux Etruries distinctes et, par suite, deux civilisations étrusques, qui n'ont ni la même physionomie ni la même histoire, et qu'il convient d'étudier séparément. Abandonnons donc pour un instant les Etrusques de la Toscane et arrêtons-nous au nord de l'Apennin.

L'histoire de l'art étrusque dans ces parages peut être aujourd'hui

L'ART ÉTKlSgrE.

tracée dans ses lignes générales, grâce aux noml)reuses découvertes qui se sont succédé depuis trente-cinq ans et dont les recherches du comte Gozzadini à Villanova ont été le point de départ '. Il suffit de rappeler les fouilles de Marzabotto -, de Savignauo \ de Bazzano \ de Crespellano ', d'Esté ", et surtout celles de Bologne '. Ces fouilles ont été faites avec tant de soin qu'il est possible de suivre tombe par tombe le développement des nécropoles à travers les âges et de classer par ordre d'ancienneté les objets recueillis. Nous distinguerons deux gi-andes périodes, caractérisées chacune par un mode de sépulture différent, et que nous appellerons l'une la période de l'art villanovien récent, l'autre la période de l'art gréco-bolonais.

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