‹ L'art étrusqueChapitre 45 sur 357 · LA CIVILISATION ÉTRUSQUE AU NORD DE L'APENNIN · texte numérisé non relu

LA CIVILISATION ÉTRUSQUE AU NORD DE L'APENNIN

droites qui rapprochées bout à bout constituent la iigure brisée du Z ou du méandre '. L'instrument était probablement quelque chose d'analogue au poinçon dont on se sert aujourd'hui pour marquer certains objets de métal, et comme il n'avait pas à mordre sur une matière dure, il pouvait être en terre cuite.

Si de la céramique ou passe à la métallurgie, on voit que pendant assez longtemps elle reste à peu de chose près ce qu'elle était à la fin de ce que nous avons appelé la période des premiers po22«, avec cette différence cependant que les bronzes sont en plus grande quantité. Jusqu'ici les vases étaient rares ; maintenant ils deviennent plus nombreux. On retrouve en bronze la plupart des formes observées tout à l'heure dans la collection céramique, le seau, le pot cylindrique, les coupes à pied, les tasses , les plateaux à coupelles (fig. 72), tous objets qui, sans aucun doute, fournissaient des modèles aux potiers. Les imalstahs et les rasoirs en croissant tendent à disparaître ; ils sont remplacés par des hachettes plates sans ailettes, parfois ornées de dessins, et par des rasoirs à lame allongée et légèrement recourbée. Dans quelques pozzi seulement les deux formes se trouvent associées. Les fibules se multiplient dans des proportions extraordinaires. Il y en a quelquefois jusqu'à vingt dans ime seule tombe. Elles sont si abondantes qu'on est tenté de se demander s'il ne s'est pas produit dans le costume des populations étrusques quelque changement nécessitant l'emploi d'un plus grand nombre de broches. La plupart des types sont ceux que nous avons déjà vus. Un seul est nouveau, celui de la fibule avec arc garni de boules multicolores en verre émaillé. En général on remarque que l'ambre, l'os, le verre émaillé entrent plus fréquemment dans la composition des

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