‹ L'art étrusqueChapitre 61 sur 357 · Cette feuille était appliquée sur un pectoral · texte numérisé non relu

Cette feuille était appliquée sur un pectoral

de bronze. Voir une plaque analogue dans VA rch. Zfitung, 1(181, p. 119, pi. X, 2.

X Biilltlino, 18S2, p. 101; 1N84, p. VU*.

^. Bullttino, ISgô, p. 212. Sur rnbond-inre île l'.-trgent d.tn9 lc8./cmr, voir -4iiiio/i, Ii<74, p. C.5I et suir.

L'ART KTUUSQUE AU SUD DE I/APEXXIX. 103

cantonné à Cornéto, parce que c'est là que les caractères de cette période sont le plus nets et que nulle part on ne saisit mieux la transition entre elle et la période précédente. Mais les observations que nous avons faites à Cornéto s'appliquent au reste de la Toscane ; ce qui s'est passé là s'est passé dans toute l'Italie centrale. A Vulci ' , à Orviéto ", à Bisenzio % ù Yétulonia '', à Civita Castellana {Fahrii) ■' ainsi qu'à Pratica {Lavii^hun) dans le Latiuiu ", des tombes ont été découvertes qui contenaient un mobilier funéraire de tous points analogue à celui des fosse de Cornéto, et qui, tout en n'étant pas conçues de la même manière , puisque la plupart sont encore à incinération , répondent néanmoins à une même période archéologique.

Cette période ne marque pas l'avènement d'une civilisation nouvelle ni d'un art nouveau. Nous en sommes toujours à ce que nous avons appelé l'art villanovien, si ce n'est qu'au milieu de l'antique décoration géométrique commencent à se montrer des figures d'animaux, surtout des canards en files; mais en sonnne le progrès n'est pas considérable. La grande différence entre cette période et la précédente est dans le mouvement des importations. La profusion croissante des bronzes, des bijoux d'or et d'argent, des scarabées, des verroteries , la présence des vases façonnés au tour et décorés au pinceau, tout cela indique des rapports de plus en plus suivis entre la Toscane et l'un des peuples qui font le conmierce dans la Méditerranée. Mais là encore se pose la question qui nous a déjà arrêté plus haut et à laquelle nous n'avons pu répondre que par des conjectures, celle de savoir si c'est des Phéniciens ou des Grecs que les Etrusques sont tributaires. Peut-être nous sera-t-il permis d'être plus aflfirmatif qu'auparavant. Il est remarquable qu'à jiart l'ossuaire où l'on voit poindre quelques petits motifs orientaux, la rosace par exemple (fig. 90), aucun objet ne présente le caractère franchement asiatique, rai-égyptien, mi-assyrien, qui est le propre de l'art phénicien à partir du dixième siècle. Point de palmettes, point de figures ailées

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