Xoikh; 188ii, p. US
.">. X,A\z<e, 18S7, p. .TH.
G. BuUctino, 18S5, p. 82
d'hommes ou d'animaux , point de bètes féroces ou fautastiques , point de sphinx, point de giifiFous. Il y a bien les scarabées, dont les uns ont des signes hiéroglyphiiiues comme les vrais scarabées égyptiens, dont les autres ont des hiéroglyphes de fantaisie comme en ont les scarabées de contrefaçon fabriqués par les Phéniciens et colportés par eux comme amulettes '. Mais pourquoi ces scara liées n'auraient-ils pas été apportés en Italie par des Grecs? Les égyptologues qui les ont examinés ne les croient pas plus anciens que la XX VP dynastie, laquelle correspond à l'expansion de Thelléuisme vers les côtes de l'Egypte et à l'établissement de colonies grecques dans le Delta -. Il me paraît difficile d'attribuer à d'autres qu'à des Grecs l'importation des lécythes" peints et des vases de style corinthien. Ces vases ne sont pas très nombreux , je le veux bien ; mais si peu nombreux qu'ils soient, ils impliquent des relations directes entre la Grèce et la Toscane. D'ailleurs, à quelle époque sommes-nous? La fabrication des vases de style corinthien étant en pleine floraison au milieu du septième siècle % la période des tombes t\ fossa, où ce genre de poteries est encore très rare, se placerait à peu près au moment oîi cette fabrication commence , c'est-à-dire au début du septième siècle, tout au plus à la fin du huitième. Or ce moment est précisément celui où le commerce grec prend sou essor, où les industrieuses cités de l'Eubée, Chalcis, Érétrie, Kymé, lancent leurs navires vers l'Occident à travers l'Adriatique et la mer Tyrrhénienne , où se fondent la plupart des colonies eubéennes en Sicile et en Italie '. Toutes ces coïncidences me conduisent à penser que la civilisation de l'Etrurie durant la période des tombes h. fossa est une civilisation en grande partie importée de la Grèce. Rappelons qu'à f)ropos des cistes à cordons et de la civilisation bolonaise, l'examen des faits nous avait d'autre part amené à une coiulusion analogue.
•-'. MaspcTO, llirl. ancirnnr, p. 492 et «niv. 3. Damootct Cli.iilaiii. Ciromhi:i<-. p. 1"^.
4. Ciirtins, llitt. grtoj'it, tnid. Bouch6-LccIcrc<j, 1. 1, p. 5ni et anir.
L'ART ETKL'SQUE AU SUD DE L'APEXXIX.
§ 2. — Période u'ixfluexce orientale.
Après les tombes k fossa ^aennent ce qu'on appelle les tombes i\ caméra, c'est-à-dire les caveaux. Le plus ancien type du caveau n'est pas autre chose que la fossa agrandie : c'est un étroit couloir (corridoio) avec un plafond plus ou moins cintré en berceau '. Ce nouveau groupe de sépidtures ne se relie pas moins étroitement à celui des fosse que celui des fosse ne se reliait aux pozzi : la coiitinuité est manifeste. On retrouve ici la plupart des types céramiques dont la tradition persiste depuis les pozzi; on retrouve aussi les types métalliques déjii connus : le récipient en forme d'ossuaire, la tasse, la gourde, le bouclier rond à ornements géométriques, le ceinturon, la fibule à arc boursouflé, la fibule avec boules sur l'arc, etc. '. D'autre part se montrent en plus grande quantité les céramiques au tour dont nous signalions plus haut la première appaintion, les vases à décoration géométrique peinte ^, les vases de style corintliien avec des figures d'animaux et parfois des figures humaines '. En même temps le nombre augmente des poteries noires [hucchero nero) ; quelques-unes ont des ornements en relief ''.
Si l'on considère les objets précieux ou exotiques, on est frappé de voir que la plupart d'entre eux ne ressemblent pas à ceux que nous avons vus jusqu'à présent; voici, par exemple, d'après le procès-verbal officiel, la liste des objets exotiques découverts dans une tombe à corridoio " : 1" une chaîne de collier en or: 2" huit disques de Vironze
1. De là les noms divers par lesquels ce genre de tombe est désigné : tombe à corrldoio (couloir), tombe avec la voûte en demi-tonneau (coh voila a botte). On l'appelle aussi quelquefois tombe égyptienne (tomba eyhia^ à cause du caractère oriental du mobilier funéraire. (Xoilzie, 1882, p. 206. Annali, 1884, p. 115, note 4.)
2. Ghirardini, Xotizie, 18S2, p. 20r>. BuUetino, 1870, p. 5C, 57; 1885, p. 118, 124, 210, 213. Annali, 188.5, p. 28, note 3, p. 29. J/t^/iei/wnjen (Rome), II, p. 153 et suiv. On vient de trouver dans une tombe à corridoio un ossuaire villanovien avec
ART KTKCSgrE.
des ossements calcinés. Le fait est curieux parce qu'il montre une fois de plus la persistance des anciens rîtes funéraires et permet d'affirmer la connexité des tombes à pozzo et des tombes à caméra, d'où il suit que les premières comme les secondes sont étrusques. (Notizie, 1888, p. 183.)